|
04/07/2008 (12h00) Ces dernières années, le concours Miss Côte d’Ivoire a pris une grande importance. Il est devenu une affaire de challenge et d’honneur. Pour les jeunes filles. Mais aussi pour les régions dont l’honneur et l’image sont en jeu. Et puis, il y a le comité national, qui travaille sans cesse pour sauver sa crédibilité. Et chaque partie met tout en oeuvre pour atteindre son but.
Mais parfois, ça ne tourne pas toujours dans le bon sens. Tenez ! A la présélection d’Agboville, une candidate retenue dans le quatuor a été démise par le comité national. La raison ? Cette fille qui venait d’être retenue par les membres du jury aurait «triché» : elle était mère d’un enfant. Dénoncée par un spectateur, cette candidate s’est défendue en soutenant avoir perdu son enfant en couches. Mais, Victor Yapobi lui fera savoir qu’elle est inéligible malgré tout. Car, même si l’enfant est décédé à sa naissance, elle aura tout de même eu un enfant. Sa destitution est prononcée. Les pleurs de cette belle jeune fille qui voit son rêve de Miss s’envoler ne changeront rien en cette décision. «Nous prenons les précautions afin que la Miss qui sera élue soit au-dessus de tout soupçon», dira le président du COMICI.
Au fil de la compétition, il y aura d’autres cas de tricherie. Décidées à se voir décerner le titre de la plus belle fille du pays, certaines candidates vont donner dans le faux, avec la complicité de certains responsables des comités régionaux. Comme ce fut le cas à Divo où une élève en classe de Troisième dans un des établissements secondaires du Djiboua, a falsifié les documents en déclarant être en classe de Seconde. Cela, avec la complicité d’un infirmier, membre du comité régional. Bien qu’élue dans le quatuor, la jeune fille verra, le lendemain, ses rêves s’envoler. Par la faute d’une candidate malheureuse qui l’a dénoncée...
Mais d’un point de vue général, on peut dire que le contrôle, cette année, était très strict. «Le public nous a beaucoup aidé cette année. Il dénonçait systématiquement les filles qui tentaient de tricher. Nous nous sommes rendus également dans les différents établissements pour vérifier l’authenticité des pièces scolaires qui nous ont été fournies. Donc je pense que celles qui ont fait du faux ont été déjà dénoncées pendant les présélections», rassure Victor Yapobi.
Au-delà de ces cas de fraude, les présélections ont permis de visiter douze régions toutes mobilisées pour le titre national. Les Maires, les présidents des conseils régionaux et les personnalités de ces localités se sont impliqués. C’est le cas, par exemple, à San Pedro où tout le monde est mobilisé autour de la belle Bado Lynda Raïssa (Miss San Pedro) pour le titre national. A Abengourou, le comité régional qui devait présenter douze candidates le 3 mai dernier, a procédé d’abord, la veille, à une présélection interne, et n’a finalement gardé que sept candidates. «Nous tenons, cette année, à ce que la Miss vienne de chez nous. Donc nous nous donnons déjà les moyens de cette réussite. Et parmi les sept candidates, les deux qui seront retenues pour la finale pourront nous donner satisfaction», disait le président du comité d’Abengourou.
Au total, elles sont 26 candidates qui, depuis le vendredi dernier, sont regroupées dans un même hôtel pour la mise au vert. Ce vendredi, à partir de 21 heures, elles confronteront leur charme et leur beauté au Palais des Congrès de l’Hôtel Ivoire. Elles proviennent des régions du Zanzan, des Lagunes, des Lacs, du Sud Comoé, du Haut-Sassandra, de l’Agnéby, du Fromager, du Moyen-Comoé, du Sud Bandama, de la Vallée du Bandama, du N’zi Comoé, du Bas-Sassandra et deux candidates sont arrivées de la France. Le principe de notation et de passage des candidates reste le même. Une première notation permettra d’éliminer 14 candidates pour en garder 12 qui vont s’affronter pour le trône. Un passage en tenue de ville suivie de la séance des questions-réponses, et un autre en tenue olympique (une pièce) détermineront le trio gagnant.
Une belle voiture offerte par Africauto, et de nombreux lots offerts par MTN et les autres sponsors feront le bonheur de la Miss et de ses dauphines.
Le volet musical de la fête sera assuré par Roger Moria, un artiste capverdien, la belle et sulfureuse Kandice, Les Patrons et Kedjevara. |