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26/10/2012 (17h00)
«Je suis rondement belle, je fais du sport, je garde la forme, j’assainie mon cadre de vie». C’est ce qu’on pouvait lire sur les banderoles tenues par les jeunes femmes aux formes généreuses au cours d’une marche sportive tenue le samedi 13 octobre 2012 sur le boulevard Latrille, entre SOCOCE II-Plateaux et Petro Ivoire Angré. Cette action avait un double objectif : d’une part, montrer que les femmes fortes doivent faire du sport pour garder la forme et qu’elles participent aussi à l’assainissement de la ville. D’autre part, effectuer la mise en pratique du thème central du Salon Rondement belle : Salubrité et santé au féminin. Un salon qui se tient du jeudi 25 au samedi 27 octobre à la CAISTAB, au Plateau. Au menu, des ateliers et conférences sur l’hygiène de vie, l’hygiène alimentaire, la prévention du cancer et la lutte contre la dépigmentation. «Les femmes ivoiriennes s’alimentent très mal et prennent vite du poids. Ce qui fait qu’elles sont souvent victimes de nombreux maux. Ensuite, un autre phénomène marquant est qu’en Côte d’Ivoire, au moins 79% de femmes se dépigmentent. Pour que ce phénomène cesse, nous avons décidé de crier notre ras-le-bol à ces femmes en leur disant stop à la dépigmentation au cours du salon rondement belle», explique Djénéba Dosso, initiatrice de la cérémonie. L’autre temps fort de ce premier salon pour la valorisation de la femme ronde et forte en Afrique est le show de clôture couplé d’une soirée de bienfaisance. Ce sera le 27 octobre toujours à la CAISTAB. Il y aura un défilé avec de grands créateurs et la participation des chanteuses Malou Amley et Madou.
Les femmes fortes ont constitué une association baptisée Réseau des femmes rondement belles qui comprend plus de six-cents adhérentes. Un dimanche sur deux, elles se rencontrent pour pratiquer des exercices physiques sous la direction d’un coach sport.
Depuis près de deux ans que ces femmes (jusque-là renfermées sur elles-mêmes) s’entrainent, elles commencent à mieux supporter leur corps et à se considérer femmes au même titre que celles qui sont minces.
«Etant moi-même ronde, j’ai voulu défendre les femmes fortes. Et comme je suis une passionnée d’évènementiel, j’ai décidé de monter quelque chose qui mettrait en avant les femmes rondes ou créer un domaine de valorisation de la femme ronde africaine. C’est en quelque sorte ma contribution pour que ces femmes s’acceptent et s’épanouissent sans craindre le jugement de leur entourage», soutient Djénéba.
Omar Abdel Kader
kadertani@topvisages.net
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