Rechercher : Sur le web sur Top Visages
 
     

COUMBA GAWLO

 
  Le secret de sa réussite  

De Pata pata à Ma djinn (son dernier album), Coumba Gawlo mène tranquillement sa carrière depuis plus de 10 ans. Parallèlement, elle se dévoue pour le social. Ce qui lui vaut le titre d’ambassadrice de bonne volonté pour le PNUD.

 
 


02/10/2012 (16h00)

• Pourquoi es-tu à Abidjan ?

- Je suis là dans le cadre d’une émission de télévision intitulée Castel Live Opéra organisée par une production française. L’enregistrement se fait en Côte d’Ivoire et j’ai eu l’honneur d’avoir été choisie pour être membre du jury de cette émission de télé. Dont l’objectif est de révéler des talents dans 9 pays d’Afrique.

• Qu’est-ce qui a motivé le choix de ta personne ? Qu’est-ce qu’ils t’ont dit quand ils t’ont approchée ?

- (Rires). C’est vraiment une question qu’il faut poser à la production. Naturellement si on m’a choisie, c’est que je représente quelque chose pour l’Afrique. Je pense que les nouveaux talents d’Afrique ont besoin de référence et de repère. Il faut que quelqu’un qui les a précédés dans le métier puisse leur dire les réalités du terrain et son expertise. C’est dans ce rôle que je suis. Je suis très contente de faire partie de cette belle initiative qui met en avant l’Afrique.

• Quelle est l’actualité de Coumba Gawlo ?

- Castel Live Opéra fait aussi parti de mon actualité, hein ! Récemment, j’ai initié un grand concert pour essayer de soutenir les populations victimes d’inondations chez nous au Sénégal. Je viens aussi de finir la première étape de ma tournée africaine annuelle. J’entame la deuxième étape au mois de novembre. Je continue mon petit bonhomme de chemin dans ce métier.

• Tu affirmes avoir organisé un concert pour les victimes des inondations au Sénégal. Comment se traduit autrement ton engagement pour le social ?

J’essaie de m’engager personnellement dans la voie du social. J’ai monté en 1994 une association dénommée Lumière pour l’enfance dont l’objectif est de soutenir les enfants dans le domaine de l’éducation, la santé et la réhabilitation de centres éducatifs et sanitaires. On fait plein de choses parce que pour nous, l’éducation est fondamentale dans toute entreprise.

• Tu es aussi ambassadrice du PNUD ?

- Effectivement, j’ai eu le privilège d’être nommée Ambassadrice de bonne volonté pour le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement, NDLR) de 2005 à 2007. Depuis lors, je milite beaucoup dans les domaines de la lutte contre la pauvreté, l’éducation des filles, l’engagement des femmes, l’entreprenariat féminin.

• Qu’est-ce qui t’a le plus marquée durant ton mandat ?

- Quand j’ai été à Bouaké en 2007. On y a donné un concert organisé en partenariat avec le PNUD. Et j’ai été très touchée de voir des milliers d’hommes et de femmes mobilisés pour la recherche de la paix. On a communié avec toutes ces personnes et c’était merveilleux. Ce qui m’a aussi beaucoup marquée, c’est quand j’ai eu à visiter un camp pour enfants abandonnés au Rwanda. J’étais très émue de voir ces enfants qui, malgré le fait qu’ils aient été laissés à eux-mêmes, ont toujours gardé l’innocence et la joie de vivre d’un enfant.

• Est-ce cet engagement pour le social qui t’a emmenée à accepter l’invitation de Magic System au FEMUA 2012 ?

- Je dirai oui. La bande à A’Salfo et moi avons les mêmes visions en ce qui concerne le développement de l’Afrique et nos pays respectifs. J’ai été très touchée par son appel à venir le soutenir dans son festival. Une fois en Côte d’Ivoire, j’ai été beaucoup marquée aussi par l’engagement d’A’Salfo. Je trouve que c’est quelqu’un de formidable qu’il faut soutenir et encourager. Parce qu’il est de plus en plus rare de trouver des hommes engagés pour leur pays. Et à son jeune âge, il est vraiment à saluer. Avec son groupe, ils font beaucoup de choses pour leur pays.

• Et qu’est-ce qui t’a marquée au Festival ?

- L’initiative de construire une école pour son village. Quand on posait la première pierre de l’école maternelle, c’était très bien et très émouvant. Le public a aussi aimé ma prestation. Il était très chaleureux. Voilà. Comme toujours, je me sens bien en Côte d’Ivoire. Ce pays est mien. Et c’est toujours un plaisir d’y venir.

• Si on te disait de résumer en quelques mots ta carrière…

- Je vais essayer car grâce à Dieu, j’ai eu à faire beaucoup de shows et j’ai un parcours qu’il n’est pas évident pour moi de résumer en quelques mots. J’ai eu la chance dès le départ d’avoir une carrière assez prometteuse. J’ai pu travailler dur pour m’en sortir. Comme vous le savez, ce n’est pas facile en Afrique. Et aussi pour réussir ailleurs, c’est très difficile. En Afrique, les infrastructures ne sont pas toujours au rendez-vous. C’est ainsi qu’il faut beaucoup d’abnégation et de courage pour s’en sortir. A force de travail, j’ai réussi à avoir un double disque d’or et de platine à 27 ans. Par la grâce divine, j’ai pu faire le tour du monde pour faire entendre mes chansons et avoir été nominée deux fois aux Kora Music Awards à Sun City en Afrique du Sud. J’ai obtenu un Tamani d’Or au Mali, un Djémbé d’Or en Guinée… J’ai aussi fait des concerts sur les plus grandes scènes du monde avec entre autre Le Stade de France. J’ai un bon parcours qui a été parfois parsemé d’embûches mais j’ai réussi à gravir les échelons et éviter la glissade.

• Qu’est-ce qui t’a permis de tenir longtemps en haut niveau ?

- Oh, je ne sais pas. Mais dans la vie, je ne crois pas au hasard. Etant issue d’une famille modeste, j’avoue que ce n’était pas évident que je réussisse. Et il suffit qu’on se décourage pour ne pas y arriver. Je pense que le bon Dieu m’a envoyé un ange avec une lampe-torche qui guidait mes pas et me mettait la lumière partout où je devais partir. Mais aussi pour m’aider à me relever toutefois que je tomberais ou à chaque fois que j’allais baisser les bras. Voilà, je le pense fortement car je suis très croyante. Pour chaque chose dans la vie, on a besoin d’y croire, on a besoin de volonté et de conviction. Sinon, on ne peut pas y arriver, surtout dans ce métier où il faut avoir la sérénité et l’humilité pour ne pas se laisser griser par le succès. C’est très important.

• Ne penses-tu pas que ton physique qui emballe les hommes a joué un grand rôle dans ton succès ?

- Non, je ne le pense pas. C’est toujours mon talent qui a été mis en avant dans tout ce que je fais. Maintenant, je suis flattée si j’ai un physique ou une physionomie qui rassure les hommes ou les femmes. Mais ce n’est pas ce qui milite dans la réussite. Pour être là où je suis, il faut travailler.

• Avoir un bon physique ouvre les portes…

- Je ne sais pas si ça ouvre des portes. Mais si c’était le cas, c’est que ça les referme aussitôt.

• Un mot sur ta collaboration à tes débuts avec Patrick Bruel.

- J’ai été très touchée d’avoir travaillé avec quelqu’un comme Patrick Bruel. Derrière son immense talent, il cache beaucoup de générosité. C’était vraiment une belle expérience pour ma carrière. Il avait trouvé en moi un talent. Il me disait que j’étais la plus grande chanteuse d’Afrique et la plus belle (Rires). Il m’adore beaucoup et j’en suis fort flattée.

• Après Bruel, il y a d’autres grands noms avec lesquels tu as collaboré ?

- Oui, il y a eu Lokua Kanza. Grâce à Bruel, j’ai été invitée aux Restos du cœur où j’ai partagé la même scène que Johnny Halliday, Lionel Richie… J’ai partagé aussi des plateaux de télé avec des artistes américains de renommée internationale. J’ai démarré avec Lââm et tant d’autres chanteuses françaises.

• Est-ce qu’il y a des choses que tu aimerais faire et que tu n’as pas encore réalisées ?

- Oui. J’aimerais faire du cinéma. Mais je pense bien que je vais réaliser bientôt ce rêve. En tout cas, ça me plairait bien d’être une bonne actrice sous la directrice d’un bon réalisateur.

• Quel est ton agenda après Abidjan ?

- Après Abidjan, je prépare Conakry pour le mois de Novembre. Il y a aussi Kinshasa. Je continue mon chemin. Voilà.

 

Par Omar Abdel Kader
kadertani@topvisages.net

 

 

 

 

 
   
     


Hebdo N° 1005
 

Courrier des lecteurs

 
 
RETRO 2012
Entre larmes et joies
 
 

Le premier roman d’Ephrem Youpko est en librairie

 
 
Bar-Resto
Le repère CHEZ FATOU à Lomé
 
 
 
 
Image de la semaine
 
       
 
 
 
 
 
 
 
 
 
CAN 2013
 
CAN 2012
 
MONDIAL 2010
L'Espagne championne du monde
CAN 2010
 
 

 

 

 
Top Visages © Juillet 2009 - Tous droits reservés | Messagerie