
03/09/2012 (16h30)
• Ton nouveau single, ‘’Touch me’’, est parti pour être l’un des tubes de ces vacances…
- Je l’espère. Je suis musicien et c’est mon souhait que ‘’Touch me’’ soit l’un des succès de ces vacances.
• Tu t’attendais à un tel démarrage ?
- J’avoue que je suis ravi d’avoir ce succès, mais en même temps, je ne suis pas trop surpris. Parce que je me donne comme mission de réussir. Donc, forcément je suis plus ou moins prêt à recevoir le retour du single.
• La chanson, ‘’Touch me’’, est-elle ton histoire ?
- Oui ! C’est une histoire vécue, que tout le monde, à un moment donné de sa vie, pourrait vivre. C’est sentimental et vous savez que tout ce qui est sentimental intéresse tout le monde.
• Dans l’histoire, l’amie de ta compagne t’a dragué…
- Oui, mais ce qu’on retient dans cette histoire, c’est que c’est choquant et c’est pour cela que j’en parle. Je suis obligé d’éveiller les consciences, d’éduquer afin que cela ne se répète plus. Je chante pour que les relations entre couple se passent mieux.
• A l’écoute du single, il y a une grande influence de la musique nigériane qui s’impose aujourd’hui un peu partout.
- Tout à fait. On s’est rendu compte que c’est ce qu’on devrait faire en tant que jeune africain, ivoirien. C’est de fusionner nos cultures à nous. Donc, je me retrouve avec des couleurs nigérianes. C’est normal.
• Dans quelles conditions as-tu préparé ce single ?
- Ça a été difficile à réaliser, parce qu’on a pris trois ans pour trouver les notes justes. Le single a été réalisé dans un studio à Abidjan.
• Comment est venue l’idée de ta collaboration avec Muss ?
- Ce n’est pas sur ‘’Touch me’’ que Muss devait poser sa voix. C’était plutôt Mokobé. Mais c’est la maison de production qui a voulu que je le fasse avec Muss. On a travaillé sur plusieurs titres et Muss s’est senti plus à l’aise sur cette chanson. Il a lui-même fait la vidéo. On a essayé et le résultat est plus que satisfaisant.
• Tu penses qu’avec Rico, le Hip-Hop va redécoller ?
- C’est mon souhait. Je sais que le Nigeria dont on parle beaucoup en ce moment, est le pays qui copie plus les américains que quiconque. Si aujourd’hui ils font leur propre musique, c’est qu’ils ont compris. Si tous les artistes ivoiriens travaillent dans le sens à faire valoir les cultures ivoiriennes, je pense qu’il n’y a pas de raison qu’on ne puisse pas aller de l’avant. Surtout que la Côte d’Ivoire est reconnue comme la plaque tournante de la musique africaine.
Patrick Bouyé
bouyepat@topvisages.net
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