18/10/2008 (09h00) -
• DJ Jacob, quel coup ?
- Eh bien ! je dirai que DJ Jacob se porte bien, toujours égal à lui-même et là, c’est le grand retour.
• Après ton premier album “Carton rouge’’. C’était le calme plat.Étais-tu en panne d’inspiration ?
- Je ne pense pas. Je ne me suis pas endormi, j’ai été toujours en activité. Après “Carton rouge’’, j’ai fait plusieurs featurings du côté de Paris comme ici, en Côte d’ivoire. Et surtout des tournées internationales pour des concerts.
• Que de featurings justement ! Tu roules désormais dans ce registre ?
- Je ne fais pas carrière dans les featurings. Vous savez, les featurings permettent à l’artiste de maintenir le niveau et de gagner aussi en notoriété. De même, cela permet de rester toujours dans le cœur des mélomanes. Au nombre des featurings, j’ai déjà bossé avec pas mal d’artistes : Kaysha, Teeyah, Marvin et d’autres talents sur le plan local.
• Mais là, tu es toujours entre deux avions, où vis-tu précisément ?
- Ma base, c’est Abidjan, précisément à Poy. Quand je ne suis pas ici, je suis à Paris, en week-end en Espagne ou au Portugal.
• Dis-nous, avec ce train de vie,
de quoi tu vis entre-temps ?
- Je vis de la musique naturellement, de spectacles, de …
• De “djossi’’ aussi, non ?
- Mon “djossi’’, c’est la musique, rien que ça. En Europe, je suis également DJ. Je fais des spectacles. Il y a aussi les tournées qui ne manquent pas. Aux Antilles, par exemple, l’album “Carton rouge’’ a fait impression. Je suis constamment sollicité de ce côté.
• Tu parlais tantôt de grand retour ?
- Oui, en effet. L’actualité de DJ Jacob, c’est son retour sur la scène avec un nouvel album qui sortira d’ici début Novembre. C’est un disque de 12 titres dont deux remix. avec pour titre “Onction’’. Et déjà, pour cet album, nous avons tourné quatre clips tous réalisés en Côte d’ivoire. “Ça a tié ooh !’’
• Ce sera quoi ?
- Du coupé-décalé, bien entendu, avec notamment une contribution de DJ Mix, DJ mistic. Du zouglou où j’ai bossé avec Soum Bill, Eric Patron.
un clin d’œil a été fait à la musique antillaise. Mais aussi de la musique du terroir, un peu de «gbégbé» donc, c’est un savant mélange.
• Une touche particulière ?
- Il faut dire qu’avec cet album, nous nous sommes améliorés, parlant de technique. L’arrangement a été fait en Côte d’ivoire et en France. Avec Koudou Athanase, Nano Foua Bi et le Français Tierry Delanny. Aussi j’ai fait beaucoup d’efforts dans le chant contrairement au premier album.
• Tu viens avec un nouveau concept, une danse en vue ?
- Cet album est un brassage de toutes les tendances musicales. On y trouve du kpangbô, fatigué fatigué, du zouglou et même du gbégbé.
• Autre chose : en 2006, tu révélais dans les colonnes de top visages que tu n’es pas un chanteur. Alors…?
- A l’origine, j’étais un DJ mixeur.
J’ai débuté avec les MAM. Mon champ d’expression, c’étaient les
platines et le micro pour les attalaku. Avec l’avènement du coupé-décalé en 2002, le mouvement faisait ravage avec notamment Douk’Saga, Dream Team, Fabeti et autres. C’est alors que Soum Bill m’a encouragé à suivre le tempo musical parce qu’il trouvait en moi de grandes qualités et le talent nécessaires pour la musique. Je me suis lancé et voilà. Aujourd’hui, je peux dire que c’est Soum Bill qui m’a amené à la musique.
• Que réponds-tu à ceux qui avancent que le succès des DJ n’est que “feu de paille’’ ?
- Je ne crois pas. Je suis contre ce genre de réflexion. Il faut éviter de mettre tout le monde dans la même assiette. Dans ce milieu, nous sommes nombreux et à chacun son ambition. Pour nous autres, la musique est un métier, nous entendons bâtir une vraie carrière. Nous ne sommes pas venus à la musique pour paraître et puis disparaître. Dans notre milieu, on le dit souvent : «Ce sont nos conceptions qui font nos différences».
• Une incursion dans ton jardin
secret. En matière de relation amoureuse, tu es plutôt discret ?
- Je crois que c’est mieux ainsi. Tu voulais savoir quoi ?
• Par exemple, si tu es un cœur à prendre ?
- (Il rit) Il n’y a plus de place, il est déjà pris. Mieux, je suis fiancé.
• Avec qui ?
- Tu veux savoir ? C’est une dame formidable. Elle se nomme Nina Dakaud. Avec qui d’ailleurs, j’ai un gosse d’un an et demi.
• A quand donc le mariage ?
- Pour très bientôt
• On se dit bye ?
- Je viens dire un grand merci à tous les mélomanes qui continuent de
porter DJ Jacob dans leur cœur. Cinq ans après, je suis de retour sur scène avec un nouvel album qu’il faudra avoir absolument.