31/07/2010 (13h00)
• Quelles sont les nouvelles, Amérikin ?
- Ça va très bien. Vous le constatez, non ?
• Visiblement, tu as pris du poids…
- (Il rit) Oui ! On appelle ça la mouvance.
• Tu as pris combien de kilos en plus ?
- Hum ! J’ai pris au moins 15 kilos en plus. Avant, je pesais 44 kilos, à présent, je fais 60 kilos. C’est trop pour 1,05 mètre que je fais comme taille.
• Cela signifie que tu ‘’manges’’…
- (Il sourit) C’est la paix de l’esprit, la paix du cœur. Je n’ai plus de problème de cœur.
• Tu t’es remarié…
- Depuis un moment déjà. Je suis avec ma nouvelle femme. Elle m’a donné un fils. J’ai changé et je sors rarement maintenant. Quand tu prends de l’âge, il faut modérer les sorties. J’essaie de m’organiser comme je peux. J’ai quand même la quarantaine.
• C’est celle que tu as épousée après Korotoumou…
- Effectivement. Après Korotoumou, je suis avec Mariam depuis 1997. Nous avons un petit garçon qui s’appelle Dexter. Et comme je suis très jaloux, j’ai peur de faire une fille qu’on va draguer plus tard.
• Pourtant, tu dragues celles des autres…
- C’est comme cela. Mais, je ne veux pas qu’on prenne ma fille. Ce qui fait que je me contente pour le moment de mon seul petit garçon.
• Comment tu as connu, Mariam ?
- Je l’ai connue à Blaukhauss. Elle vendait chaque soir au carrefour du village. On a commencé à sympathiser. Après, je suis passé à une autre étape, au-delà de l’amitié...
• Tu as acheté toutes ses marchandises pour qu’elle accepte ton amour…
- (Il rit) Bien sûr ! Voilà que nous sommes ensemble jusqu’à présent, avec mon fils qui est mon ‘’jumeau’’ (NDLR, Son fils et lui se ressemblent comme deux gouttes d’eau). Il passe en classe supérieure au CM1. Il a 9 ans.
• Madame, elle fait quoi maintenant ?
-Elle fait toujours son commerce mais à Adjamé.
• Toi, tu es au ministère de l’Education nationale…
- Tout à fait ! Je suis au ministère en tant que professeur de physique. Mais, je suis détaché à l’antenne pédagogique du Centre national de Matériel scientifique à Cocody-Saint Jean (CNMS).
• Parallèlement à cela, tu es toujours dans le show-biz…
- Je ne peux pas laisser le showbiz. Je me sens plus artiste que professeur. Parce que la musique était en moi avant que je devienne enseignant. Sincèrement, je ne peux pas laisser l’art.
• Tu as animé la rubrique ‘’Affairage’’ dans l’émission Tonnerre de 2002 à 2009, mais depuis 2010, on ne te voit plus ?
- Oui ! On a arrêté cette rubrique, parce que la RTI nous a demandé de la retirer. Pour ne pas que cela crée des différends entre les artistes. C’est la raison pour laquelle le public ne me voit plus trop à l’antenne. Mais, je continue de rouler ma bosse ailleurs.
• Quand tu n’es pas à Tonnerre, tu fais quoi ?
- Avec la rubrique ‘’Affairage’’, j’ai appris à animer. Maintenant, les organisateurs de spectacle m’utilisent comme animateur pour leurs manifestations. J’anime très souvent les mariages, les baptêmes, les campagnes de promotion de produits commerciaux, etc. Je fais même les campagnes de sensibilisation sur le VIH/SIDA pour des institutions et ONG.
• Tu dois bien gagner avec ces ‘’gombos’’…
- C’est quand-même bien payé. Surtout avec les institutions et les ONG qui luttent contre le VIH/SIDA. Mais, je n’ai pas délaissé la musique. Et de temps en temps, je vais en studio pour enregistrer des titres. Il y a aussi l’humour qui vient s’ajouter à mon talent. Depuis le lycée avec Francis Doh Kanon, on a commencé à faire des scènes à Dimbokro de 1987 à 1990. J’ai joué dans la troupe théâtrale du lycée moderne de Dimbokro. C’est là-bas que j’ai appris à faire la scène. J’ai encore ça dans le sang. Je suis en train de préparer d’ailleurs un one man show tout doucement. Je vais allier la musique et l’humour. Ce sera pour bientôt.
• Dis, maintenant que Mariam a pris ton cœur, les filles qui te couraient après ont abandonné…
- Noon !! Les jeunes filles, c’est comme les feux d’artifices. Mariam est là. Mais, quand elles viennent vers moi, je ne peux pas les chasser. Cela permet d’être un peu équilibré. Avec elle, j’oublie le stress.
• Mariam sait qu’elles te courent après ?
- Oh ! On met tout ça dans le panier artistique. Mariam considère que ce sont mes fans. Elle ne s’emmerde pas avec ça. Il n’y a jamais eu une fille qui est venue se plaindre à ma femme pour dire quoi que ce soit.
• Est-ce à dit qu’Amérikin cherche ses fans ?
- (Il rit) On essaie, en passant, quoi !
• Les 400 coups toujours, hein !
- Ça existe ! Je peux rendre service, non ?
• Il n’y en a pas qui viennent vers toi par curiosité ?
- Si ! C’est par curiosité, en général. Elles se disent : ‘’ce monsieur, on dit qu’il est marié, comment il fait ? Est-ce qu’il est comme les autres garçons ?’’ Ce qui me plaît, quand elles viennent, elles ne veulent plus repartir. Et pourtant, je ne suis pas quelqu’un qui donne facilement l’argent aux femmes. Comme le dit l’adage : ‘’la plus belle femme ne peut donner que ce qu’elle a’’. C’est pareil pour moi. Je ne peux donner que ce que j’ai (il rit).
• Et c’est quoi ?
(Il se marre) C’est mon ‘’expertise’’. Elles me disent : ‘’tu fais bien l’amour’’. Vous savez, faire l’amour, c’est de l’art. Quand elles viennent, elles constatent que je suis un artiste complet, même en amour. Je suis attentionné, je fais des câlins. Quand elles reviennent plusieurs fois, je leur dis que je suis marié. C’était juste pour leur faire plaisir.
• Au fait, en bas c’est comment ?
- Oooh ! Contrairement à ce que les gens croient, ce n’est pas petit comme ma taille. C’est bien en place comme pour un woody (garçon “en bété) : Ndlr).
Ce n’est pas pour rien que les filles reviennent quand elles goûtent. Quand les nanas testent, elles ne veulent pas lâcher l’affaire. C’est l’une des clés de mon succès auprès des go.
Par Eric Cossa & coll. Patrick Bouyé
ecossa@yahoo.fr
bouyepat@live.com
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