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Document sans titre
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Dates de
la vie DE ALAIN TAILLY

27/04/06
-1974
: Le divorce de mes parents
Mes parents ont divorcé cette
année-là, et ce divorce m’a bouleversé.
Ma mère est partie avec mes frères, mes
sœurs et moi-même. Pour moi, ça a été
une véritable déchirure, je voulais
partir avec mon chien, mon canard, le
gardien…Ce divorce entre mon père et ma
mère m’a obligé à être responsable et à
me prendre en charge très tôt. J’ai, par
exemple, appris très vite à décider pour
mon avenir. J’ai créé ma première
entreprise quand j’étais en première
année d’université.
1985 : Les années collège et les Woya
J’étais militant du Mouvement des élèves
et étudiants de Côte d’Ivoire (MEECI),
au lycée de Divo. Nous avons mené une
grève pour dénoncer la mauvaise qualité
des repas à l’internat. Cette grève a
été violemment réprimée. Nous les
meneurs, nous avons été pourchassés dans
la ville de Divo par les policiers. Moi,
personnellement j’ai été renvoyé de
l’internat après cette grève. Mais j’ai
eu mon BEPC malgré tout. L’année
d’après, j’avais le choix entre briguer
un poste de président local du MEECI et
opter pour la culture. C’est quand je me
posais toutes ces questions-là que j’ai
rencontré feu Marcellin Yacé. Avec des
amis, j’ai créé le fan club Woya.
C’était le premier fan club de Côte
d’Ivoire. Et c’était un vrai fan club.
Par exemple, pour le deuxième album du
groupe, on a organisé une séance
d’écoute, c’est le fan club qui a choisi
les morceaux qui devaient le constituer.
Plus tard, je suis devenu manager de
Woya.
2002 : Le BURIDA
Quand j’ai été nommé directeur du
BURIDA, j’ai été pris entre le feu des
différents intérêts contradictoires.
D’un côté, les sociétaires qui voulaient
tout et tout de suite, de l’autre, le
Conseil d’administration qui contestait
ma nomination par le ministère de la
Culture. Il y avait le ministère
lui-même qui ne me laissait pas «diriger
autrement» le BURIDA. C’est dans cette
atmosphère qu’un jour, des gens sont
allés crever les pneus de mon véhicule.
On m’a interdit d’entrer dans mes
bureaux… Aujourd’hui, avec du recul,
j’estime que c’est du gâchis. Parce
qu’on aurait pu se sacrifier pendant ces
trois ans et faire du bon travail.
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