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LYDIA VIERA, ex-animatrice tele  
  “Je reviens bientôt”  
C’est à travers des émissions telles que Passionnément, Dis-moi un clip… que Lydia Vieira, l’une des plus jeunes animatrices de l’époque (1992) s’est fait connaître sur la 1ère chaîne de télé. Quinze ans après son départ, Lydia sort de sa longue réserve.
Et donne de ses nouvelles.
 
 


15/08/2008 (11h00)

• Que devient Lydia ?
- Aujourd’hui, je travaille pour mon propre compte. J’ai monté un cabinet de conseils en communication où je travaille avec une jeune équipe. Nous faisons du conseil aux particuliers, aux entreprises, aux hommes politiques. De même que des activités diverses tant dans le show-biz, le protocole, les prestations de services que les agences de voyage.

• On a entendu dire que tu serais à la Primature ?
- La Primature, c’est une opportunité d’emploi qui m’a été offerte. Je suis au Service civique en tant que chargée de communication.

• En quoi consiste cette tâche ?
- En cette période post-crise, nous avons en charge de toucher au mieux les populations des zones Centre nord-ouest (CNO) par des actions de sensibilisation. A travers l’insertion des ex-combattants, les encadrer afin qu’ils puissent exercer un métier qui leur sied et abandonner définitivement le métier des armes. Pour ce faire, nous voyageons beaucoup pour nous inspirer de l’expérience des pays qui ont connu des crises dans leur histoire.

• Peut-on savoir aujourd’hui, pourquoi tu es partie de la télé ?
- A la télévision ivoirienne, il faut peut-être que le public le sache maintenant :  je n’étais pas employée de la RTI. Je faisais du free-lance. J’explique : j’exerçais en qualité de consultant. J’étais liée à la RTI par un contrat de consultant qui était offert à tout professionnel voulant faire de la télé. Sinon, j’ai toujours gardé le contact avec la RTI. D’ailleurs, j’annonce que très bientôt, dans le cadre du Service civique, je serai de retour sur les antennes avec une émission très intéressante sur le civisme.

• Est-ce à dire que si la RTI te rappelait pour des tranches de programme télé, tu serais prête à revenir ?
- Pas de souci. Ils m’ont appelée à plusieurs reprises. Je leur dis à chaque fois, faites-moi des propositions, on verra.

• A l’époque, tu étais le plus jeune visage de la télé ivoirienne. Comment étais-tu arrivée aussi vite à l’animation télé ?
- Je dois dire que je suis arrivée à la télé grâce à un homme, Monsieur Henry Duparc qui, après ma formation d’attachée de presse à l’EFAP de Paris (j’avais juste 20 ans) m’a recommandée de faire de la télé parce qu’il trouvait que j’étais télégénique. Il a même voulu, au départ, que je fasse du cinéma. Je n’étais pas partante pour le cinéma. C’est ainsi qu’il m’a recommandée à M. Ali Coulibaly, alors journaliste à la Rédaction de la 1ère chaîne. Je suis arrivée à la RTI où j’ai été prise en main par M. Djira Youssouf qui m’a appris les métiers de l’audiovisuel. Comment manier une caméra, le montage. Puis avec Yves Zogbo Junior qui a su perfectionner mon savoir-faire avec le micro. Après quoi, nous avons conçu ensemble une émission qui s’intitulait : “Dis-moi un clip”. Puis, j’ai animé des émissions pour enfants, de culture générale, de cuisine, de variété telle “Passionnément” avec Claude Tamo.

• Quel souvenir gardes-tu de ton passage à la télé ?
- La télé a été pour moi un canal où j’ai passé des moments de bonheur. J’en garde un souvenir très positif. Ça m’a procuré de bonnes relations, de bons amis.

• Un regard sur la nouvelle génération d’animateurs en Côte d’Ivoire.
- Je pense qu’il y a du potentiel. Mais ce qui est dommage, c’est que jusqu’aujourd’hui, on assiste aux mêmes types d’animation. Il faut peut-être rafraîchir, innover. Aujourd’hui, il y a les nouvelles technologies de l’information, contrairement à notre époque. Cette nouvelle donne pourrait aider à perfectionner nos émissions.

• Aujourd’hui, tu es une femme mariée comment mènes-tu cette vie  au foyer ?
- (Elle prend un air joyeux). Avec bonheur et joie. Mon mari et moi formons un couple très attaché. Nous avons aujourd’hui, deux mignons enfants. Nous avons une famille heureuse.

• Ton regard sur la polygamie ?
- C’est un fait traditionnel africain. Je ne conteste pas cette pratique parce qu’elle fait partie intégrante de nos valeurs. Moi, particulièrement, je ne souffrirai pas d’une polygamie.

• Ah bon !
- Parce que j’estime que c’est la légèreté d’un homme à changer de partenaires comme des chemises qui peut engendrer des conflits. Sinon une polygamie déclarée et affirmée ne me dérange pas.

• Jalouse ?
Quand on aime, on est forcément jalouse.

 

Inzah D.

 
   
     


Hebdo N° 934
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