23/05/2008 (09h00) En entrant chez d’Anderson D, un aquarium attire les regards. Et sans doute que depuis quelque temps, ce petit bocal rempli d’eau a aussi donné des idées au créateur ? En tout cas, dans sa dernière collection, baptisée Femme futuriste, l’aspect aquatique de ses tenues est bien mis en évidence. Discret, calme et très casanier, Anderson fait pourtant impression à chacune de ses apparitions. C’était le cas notamment le 3 mai à l’Hôtel Ivoire au défilé Afrik Fashion Show.
«C’était basé sur beaucoup de volume (grandes jupes), des bustiers avec des formes très aquatiques (pieuvre, anguille de mer, crustacée…). On retrouvait aussi la femme très féminine, glamour, très près du corps, très sexy», explique Anderson. Avec lui, c’est beaucoup de folies. Une haute couture qu’on pourrait qualifier de surdimensionnée car produite sans loi, ni contrainte, ni retenue. Même s’il est vrai que les créations d’Anderson D sont exécutées sur la base de la recherche du sensationnel et du démesuré, elles peuvent être élégamment portées par des dames qui veulent demeurer singulières. Ce qui est intéressant chez ce jeune créateur, c’est qu’il peut se surpasser tout en restant réaliste et avoir les pieds sur terre. Alors, de nombreuses femmes qui osent se retrouvent dans ses inventions. Qu’il prend le temps de «diluer» et d’adapter à la morphologie de chacune de ses clientes. A Afrik Fashion Show, dix modèles ont suffi pour convaincre les plus sceptiques sur le talent d’Anderson. Il y avait des tenues de grands soirs et de festival et des robes de mariée, taillées dans l’esprit futuriste. Il a travaillé sur des matières comme le pagne Uniwax, l’organza, le tafta, le tulle… Pour donner plus d’éclat à ses vêtements et mettre en relief celles qui les portent, le styliste a misé sur les couleurs vives qui vont du rouge sang au rose fushia en passant par le bleu turquoise, le blanc argenté, le vert pomme et le rose bonbon.
De plus en plus, Anderson prend de l’assurance dans ses créations. En témoignent ses finitions. «Au départ, j’avais peur parce que je ne connaissais pas ma valeur. Aujourd’hui, avec le soutien de mes clientes et les encouragements des doyens comme Pathé’O, Miss Zahui et Angybell, j’ai gagné en assurance et en maturité», dit-il.
 
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