| 26/06/2008 (09h00)
Très tôt, le père de Céline Koby, professeur à l’université de Cocody, s’aperçoit que sa fille est plus apte à dessiner les modèles qu’à réviser les cours. Et c’est presque au forceps qu’il l’inscrit dans une école de couture après son échec au BEPC. «Je voulais qu’on me laisse la chance de reprendre la classe de Troisième. J’ai trouvé donc la décision de mon père comme une punition», révèle Céline. L’école American Lady Beauty Institut (ALBI) l’accueille en 1989 et elle en ressort trois ans plus tard avec un DES. En 1996, c’est dans le salon de la maison familiale qu’elle commence à travailler. Quelques temps après, son père construit un atelier pour elle. Mais, malgré les efforts du papa pour la mettre dans de meilleures conditions de travail, la jeune fille semble ne pas trop s’intéresser à la mode. Le déclic arrive quand son papa lui paie un stage de formation chez Torrente, une maison de haute couture sur les Champs-Élysées à Paris, en France. Elle y suit des cours de perfectionnement et ses efforts sont sanctionnés par un CAP. «Là, j’ai compris qu’il fallait que je fasse de la couture mon métier»,explique Céline. Qui, une fois revenue au pays, se met sérieusement au travail : «A un moment, j’ai pris conscience que les gens aimaient ce que je faisais. J’ai commencé à me donner à mon travail. Les résultats n’ont pas tardé à suivre. Aujourd’hui, je peux dire qu’on ne fait pas ce métier parce qu’on a échoué.» Après les Afro Musiques en 1997, elle participe au Yéhé 2000. Puis viennent le Salon ivoirien de la mode africaine (SIMOA) en Avril dernier et surtout Afric Fashion Show le 3 mai, au Palais des Congrès de l’Hôtel Ivoire. Céline a proposé à l’assistance huit tenues de sa nouvelle collection dénommée Elégance. C’étaient des vêtements de sortie et des robes de mariée qui ont permis de découvrir la jeune créatrice. Céline Koby est, en fait, spécialisée dans la couture dame et elle dit «être à l’aise avec les jeunes». Ses créations sont simples avec une touche d’originalité. Elles sont aussi faciles à porter. Ce qui est une garantie pour les clientes qui peuvent trouver satisfaction dans le sur-mesure ou le prêt-à-porter. Céline se sent bien également avec le pagne imprimé qu’avec le tissé, la soie, le satin ou le raphia. La jeune créatrice est installée aux Deux-Plateaux vers le zoo.
Dans le futur, elle veut ouvrir des show-rooms à Abidjan et dans les capitales africaines.
|