|
Pour compléter son accoutrement, une femme a besoin d’un petit quelque chose qui la distingue des autres. C’est souvent les boucles d’oreilles, le collier, le bracelet ou la bague. Et dans le domaine de la séduction, il y a une dame dont les doigts experts donnent de la vie aux accessoires.C’est Maferima Sylla de la maison Syllama Design.
|
|
| |
29/08/2012 (11h00)
Maferima monte des pièces uniques de parures (perles, bijoux). Elle a, dans les doigts, une remarquable manière de donner de la fantaisie à ses créations.
En général, elle utilise tout ce qui lui tombe sous la main. Et selon l’inspiration du moment, elle en fait une merveille. Ses pièces, elle les crée dans des perles, des poids baoulé, des plumes, des cauris, de la terre cuite ou du jute. Mais la créatrice y apporte son savoir-faire de telle sorte que le bijou devient une pièce rare.
«Dans la mesure du possible, je m’abstiens de reproduire ce qui existe déjà ou a déjà existé. J’ai donc toujours des modèles exclusifs. Par exemple, je travaille le fil pour lui donner une certaine forme qu’on ne trouvera nulle part ailleurs. Je peux aussi enfiler des perles pour faire de jolies bagues», dit-elle. Pour être en harmonie avec ce qu’on porte, Syllama Design propose ses travaux sous forme d’ensembles, c’est-à-dire collier, boucles d’oreilles, bague, bracelet. Le tout monté dans la même matière et la même couleur. C’est un excellent travail fait à la main.
Syllama Design vient d’éten-dre ses créations aux coiffes, foulards et autres buggys qu’elle tire du sisal, du crin ou de l’organza. Ses créations sont très appréciées des couturiers qui les utilisent pour accessoiriser leur défilé. Les parures signées Syllama Design portent souvent des noms de femmes qui ont marqué l’histoire comme Abla Pokou, Néfertiti, Marie Koré entre autres. Et dire que la créatrice n’était pas destinée à ce métier.
Maferima Sylla est secrétaire de direction. Pour l’amour des perles, elle a abandonné son boulot pour se consacrer à l’art. Apparemment, ça lui réussit bien. Car de plus en plus, elle participe à des défilés et expose ses créations dans de grandes foires et festivals comme le SIAO, le FESPACO, Afrik Fashion Show… «Je suis arrivée dans ce métier comme un cheveu sur la soupe. Un jour, je me suis mise à enfiler des perles. Les premiers modèles n’étaient vraiment pas à vendre. Au fur et à mesure, je m’améliorais à tel point que la création est devenue une partie de moi-même», révèle-t-elle. Avec les encouragements de ses proches et des professionnels dans le domaine de l’artisanat, elle fait tranquillement son chemin.
Par Omar Abdel Kader
kadertani@topvisages.net
| |