04/07/2008 (09h00) A l’école, la petite Fatou Guewel Diouf excellait dans les chants et récitations. En ces matières, elle était toujours première. D’ailleurs, elle a dû abandonner l’école pour poursuivre son aventure dans la chanson. Et elle peut être fière de s’être intéressée très tôt au chant. Aujourd’hui, on dit d’elle qu’elle est la «maîtresse de la musique sénégalaise». Grâce à son courage. Parce qu’elle a pu franchir de nombreuses embûches pour intégrer le «cercle restreint des grands artistes» au Sénégal. C’est un exploit.
En 1991, Fatou Guewel sort son tout premier album, Noureyni. Cet opus est un hommage rendu à son marabout. Le succès est indéniable. Fatou va s’imposer comme ses devancières, notamment Kiné Lam. Trois ans plus tard, elle offre aux mélomanes un nouvel album : Cheick Ibra. Ça suffit pour convaincre les amoureux de la musique. En 1995, ceux-ci la découvrent avec Sant Bamba. Puis Diapason. Mais ce succès ne tourne pas la tête à Fatou. Loin s’en faut ! Elle poursuit sa carrière en restant égale à elle-même. C’est-à-dire en faisant l’apologie des marabouts de la Tarikha mouride. Sérigne Modou Kara Noureyni serait l’auteur de certains de ses titres.
En 1997, Fatou sert Sant Mame Diarra Bousso aux mélomanes sénégalais. L’année suivante, arrive Serigne Modou Moustapha. A partir de là, l’ancienne choriste devenue une grande diva de la musique sénégalaise fera des passages à la télévision nationale.
En 1999, un album intitulé La totale fait danser plusieurs milliers de Sénégalais. Puis, en 2001, Fatou Guewel Diouf est accueillie par le label Jololi avec de nouvelles innovations musicales. Le mbalax entre en scène chez elle. Oh ! C’est chaud, son tout dernier album, porte bien les marques de ce genre musical traditionnel. Au plan international, Fatou Guewel Diouf fait partie des artistes sénégalaises les plus demandées pour des shows d’envergure.
Fatou n’est pas seulement qu’artiste. Dans la haute couture au Sénégal, son nom figure en bonne place. Et il suffit de voir ses tenues vestimentaires de soirée et surtout de scène pour comprendre le talent de couturière de cette femme. A Dakar, on raconte que certaines femmes vont parfois à ses spectacles uniquement pour voir et apprécier ses modèles, prendre contact avec elle pour se les faire confectionner dans son atelier.
Ce n’est pas tout : Fatou Guewel est également une artiste au cœur d’or.
Quant à Sa Nexx, il arrive à Abidjan avec, dans son sac, des tonnes de sketches à vous couper le souffle. De lui, on dit qu’il a l’art de créer la bonne humeur. Et en général, il explose quand il y a une femme à ses côtés. Imaginez un peu l’ambiance qu’il va faire à la salle Anoumabo vendredi soir !