|
|
|
CHANTAL TAÏBA |
L’amour a triomphé |
En livrant son premier spectacle live le vendredi dernier à la salle Anoumabo du Palais de la culture, la chanteuse Chantal Taïba a relevé un défi de taille devant un public acquis à sa cause. Et pourtant, une pluie qui n’était pas attendue à cette fête a failli tout gâcher. |
15/05/2008 (14h00) En début d’après-midi, ce vendredi, une pluie diluvienne se lâche sur la ville jusqu’au crépuscule. Les travailleurs, potentiels spectateurs, n’ont que peu de temps pour se rendre à leur domicile pour se changer, grignoter quelque chose, avant de foncer immédiatement au Palais de la Culture.
De plus, la pluie a provoqué un embouteillage monstre qui a bloqué toutes les grandes voies de la circulation menant aux différents quartiers. Sur le boulevard Giscard d’Estaing, un énorme bouchon a bloqué tous les véhicules dans des carrefours. Les passagers maugréant de colère sont obligés d’abandonner le transport en commun pour la marche.
Dans ces conditions, au Palais de la Culture, ce n’est pas la grande affluence. Aux environs de 20h30, les premiers spectateurs, ceux qu’on peut qualifier d’inconditionnels de Chantal Taïba, prennent d’assaut les sièges de la salle Anoumabo. Quant à la chanteuse, elle débarquera trois quarts d’heure plus tard sous cette pluie têtue qui refuse de s’arrêter. Vêtue de blanc avec une écharpe au cou, elle file tout droit pour se réfugier dans les loges.
Les visiteurs, surtout les hommes, sont priés de laisser la place à Chantal afin qu’elle se prépare pour la messe de l'amour et du matiko.
A cette occasion, elle va se faire accompagner par l'Orchestre de la RTI (ORTI).
Une formation musicale qu’elle connaît très bien. Car c’est le premier orchestre qu’elle a intégré (après audition) en Février 1982, en compagnie de Nayanka Bell. C’est un peu sa première famille musicale. De ce côté donc, il n’y a pas de quoi se faire des soucis. Les seules inquiétudes ce soir, ce sont les embouteillages qui ont paralysé la circulation et qui empêchent les spectateurs de rallier le Palais de la Culture.
Il est plus de 21 heures et la salle Anoumabo n’est qu’à moitié pleine. Devant cette situation plus que préoccupante, Claude Bassolé et Ali Kamao (les principaux organisateurs du show) ont l’estomac tenaillé par l’angoisse. Ils craignent surtout que la cote de popularité de Taïba ne prenne un coup avec cette poignée de spectateurs. Pour la réputation de la chanteuse, ce serait presque une raclée. Faut-il annuler ce concert pour une autre date peut-être plus clémente ? Le dimanche 11mai, par exemple ? Assistés par François Konian, les deux organisateurs s’approchent de Taïba pour analyser la proposition. Contre toute attente, ils essuient un refus catégorique de la chanteuse. «Pas question de
reporter ce concert», tranche-t-elle. Ferme sur sa position, Chantal tient à honorer ce public qui a bravé toutes les intempéries pour venir la soutenir. «Même si j’ai affaire à une poignée de spectateurs, même si c’est un modeste public, nous allons célébrer ensemble l'amour», insiste-t-elle.
Le show ne sera pas reporté.
Un peu plus tard, Chantal, sanglée dans une tenue aux couleurs gaies, monte majestueusement sur la scène. Comme pour montrer qu’elle tient malgré tout, à sa promesse. Elle est accueillie par les ovations d’un public qui continue d’affluer au fil des minutes. La première chanson d’amour, une œuvre inédite exhorte les uns et les autres à s’aimer et à se pardonner. La deuxième est une interprétation d’une chanson d’Alpha Blondy (Veto de Dieu). Une chanson qui prône la paix.. Le concert est lancé sur des chapeaux de roue. Dès lors, Chantou entre dans son répertorie et plus rien ne l’arrête dans sa communion avec les spectateurs. Entre-temps, le public grossit progressivement. Finalement, c’est un beau monde qui assiste au show. Puis, lorsque la reine du matiko entonne la chanson Doubéhi, des gros bras, torses nus, envahissent la scène. C’est la parade des hommes virils. La salle est en délire. Chantou peut alors se permettre un bain de foule. Elle est happée par des fans qui jubilent à tue-tête. Dans la salle, il y a également, Hanny Tchelley, Cléclé, Isabelle Ano, Mawa Traoré, Mathey (elle a présenté le sac Matiko des vacances prochaines) Madou, Gilles Touré, sans oublier, une délégation d’amis venus spécialement de Londres en Angleterre qui encouragent la reine du matiko.
A côté de ceux-ci, le Conseiller du Premier ministre, le représentant du ministre de l’Artisanat et du Tourisme .... Toutes ces autorités ont offert au total 6 millions à Chantal. Qui, finalement, n’a pas eu tort de maintenir son concert. Le public qui a pu effectuer le déplacement, n’a pas boudé non plus son plaisir. Chacun en a eu pour son compte. Merci Chantal !
|
| |
|
| |
| Consultez à tout moment les archives de la rubrique "MUSIQUE" |
|
|
|
|
| |
|
| |
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
| Espace Publicitaire |
|
|
|
|
| |
|
|
| |
| Hebdo N° 755 |
 |
| |
| L'image au Top |
 |
|
| |
|
|
|