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Cela fait un bout de temps qu’on n’avait pas revu le bouillant, Dj Caloudji. Après le succès fou de son fameux concept dansant bâptisé Sentiment Môkô, sorti en 2004 qui avait fait bouger les mélomanes au lendemain de la naissance du mouvement couper-décaler, l’homme
s’était éclipsé.
Au moment où certaines voix annonçaient le DJ en partance pour l’aventure occidentale, d’autres le disaient “fini“ et l’avaient même rangé aux oubliettes. Nous l’avons retrouvé à la 5ème avenue, un bar dancing de la place, à la Riviera 2. |
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22/01/2010 (16h00)
Posté dans sa cabine, jouant des platines, Monsieur Sentiment môkô distille l’ambiance atalaku aux noceurs du coin. C’est dans ce temple du show, que le DJ officie depuis son retrait de la scène. «Je suis bel et bien vivant et présent dans la cité comme vous le voyez. je suis revenu à ma base, l’animation Dj.
Ici, je ne bosse que les week-ends, du vendredi au dimanche, de 22 heures à l’aube.» Et l’artiste de poursuivre : «Malheureusement, chez nous en Afrique, l’artiste ne vit pas de son art. Avec ce fléau qu’est la piraterie, nous sommes obligés de vivre des cachets de spectacle. J’ai une femme et un enfant à nourrir,
des factures et un loyer à payer !
Il faut courir de gauche à droite, sinon tu vas crever de faim !».
A la question de savoir si la vie de DJ dans les bars et night est plus rentable ? Le DJ chanteur n’est pas moins alarmant.
«Le Dj d’une boîte qui marche fort n’a même pas plus de 100.000 FCFA par mois. Il faut le reconnaître, le gros du gain du DJ provient plus de la poche de la clientèle qui travaille sur vous, glisse quelques billets de banques en passant.»
Et de reprendre, «Le milieu DJ est une pagaille, pas d’organisation et nous ne sommes pas non plus soudés. Entre le disc-jockey et l’employeur,
il n’existe aucune espèce de contrat écrit. Il y a trop de choses à revoir», déplore mister Caloudji. D’ailleurs, il révèlera qu’il a failli arrêter sa carrière musicale et de DJ, à la suite de la disparition de deux de ses proches : son frère cadet et de sa sœur aînée, décédés «mystérieusement» les 28 novembre 2005 et 2008 : «Jusqu’à ce jour, l’on ignore les conditions de leurs disparitions. Aux dernières nouvelles, des gens de ma propre famille seraient à l’origine de ces malheurs. Car ils n’aiment pas vous voir manger un peu. J’ai mal pour ma famille. Aujourd’hui, ils m’ont rendu rebelle. Entre eux et moi, c’est la rupture.
Je suis seul dans mon coin avec ma femme et ma fille.» Déclare-t-il amèrement.
Pour ce qui est de la musique, Caloudji s’active à sortir un nouveau disque. Le deuxième de sa carrière. Un single de 4 titres intitulé Incendie en hommage au couper-décaler. Arrangée par Max Héro, cette sonorité ambiance sortira en ce début d’année 2010, pour faire encore bouger les Ivoiriens. Avec à l’appui, un autre concept dansant.
Dont il garde l’exclu’ !
Par Inzah D.
enzo07058354@yahoo.fr
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