02/05/2007 Ouvert officiellement le mercredi 18 avril, le Popo Carnaval de Bonoua, a connu son apothéose le vendredi 27 avril, par le traditionnel concours de beauté Awoulaba. Une façon pour le peuple abouré (autochtones de Bonoua) de magnifier la beauté de la femme africaine dans la pure tradition akan. Des huit filles qui postulaient au titre d'Awoulaba 2007, le jury a porté son choix sur Christine Nini Kadjo. Mais avant les femmes, il y a eu la célébration des hommes par le concours Ebê. Outre ces différents aspects, il y a eu, à ce carnaval, un dépistage gratuit du diabète, des journées sportives, le festival de danses traditionnelles, un concours gastronomique.
Le samedi 28 avril c'était le jour du majestueux défilé Popo. Sur une distance de plus 2,5 km , les festivaliers ont usé de tous les moyens pour apporter une note de gaieté à la cérémonie. Eclats de rire, humour, déguisements et dérision étaient donc au rendez-vous. Plus d'une cinquantaine d'associations et organisations ont défilé devant une foule nombreuse avec à sa tête le président du Conseil économique et social, M. Laurent Dona Fologo, parrain de ce 29ème Popo. En se prononçant sur le thème de la présente édition, «le consensus», M. Fologo a invité les uns et les autres à ouvrer pour la paix en Côte d'Ivoire. Après la parade carnavalesque à la place du carrefour du stade, l'on a procédé dans l'enceinte du stade municipal, à l'incinération du Roi Popo, point focal du défilé. C'est comme ça depuis les 29 ans que dure le carnaval dans la cité de l'ananas. Mais c'est depuis 1973 qu'on fête le Popo moderne à Bonoua. Pour comprendre son histoire, il est bon de repartir à l'époque coloniale, lorsqu'un ressortissant du Gold Coast (actuel Ghana) arrive dans notre pays. A un groupe d'habitants, il enseigne les pas d'une danse masquée, exécutée avec une comédie burlesque pendant les fêtes de Noël et du nouvel an. Cette danse sera reprise et vulgarisée en 1973 par la nouvelle génération sous la direction de M. Jean-Baptiste Améthier, ancien maire de la commune de Bonoua. D'abord on lui donne le nom de mini carnaval pour aboutir ensuite au terme Popo Carnaval lors de a 3ème édition en 1975. Le nom Popo tient à l'onomatopée (po-po) que produit le masque d'un festivalier lorsque de la main on tape dessus.