Il y a certes des anges (chérubins, séraphins…) dans le ciel qui sont de vrais adorateurs de Dieu, mais sur la terre, il en existe aussi. Et le 22 mars, ces anges avaient pour noms : Nestor David, Emmanuel Bouaffo mais aussi Koné Fontaly, Excell, Zeresch Accapella…
Sur le podium du Palais de la Culture, ces chantres se sont succédé pour offrir au public et à leur Dieu, leurs plus belles mélodies divines, pleines d’exhortation, de louange et d’adoration. Pour un concert spécial au nom évocateur : «Les héritiers de Dieu». Près de 5 000 personnes ont pris d’assaut le Palais de la Culture ce jour-là pour assister à ce que d’aucuns ont appelé «le concert de l’année».
Nestor David, qui est incontestablement la révélation de ces derniers mois, était fort attendu par le public d’autant plus que c’était la première fois qu’il jouait en live dans la mythique salle Anoumabo, épaulé par deux de ses aînés, Emmanuel Bouaffo et Koné Fontaly. Mais la particularité de ce concert a été le côté organisation.
Ouverture des portes à 13 h 30 ! Aucune bousculade à l’entrée et fluidité dans l’installation des spectateurs qui ont eu droit, chacun, à la place que leur conférait les différents tickets d’entrée ou carte d’invitation. Mais ce n’est pas tout !
Fait rarissime, ce concert à débuté à 15 heures pour la première partie et à 16 heures pile pour les têtes d’affiche. Et c’était ce qui avait été annoncé depuis des semaines par le comité d’organisation. Ceux qui sont donc venus à 16 heures et quelques ont dû prendre avec regret le train en marche. En ce qui concerne le spectacle, il faut noter que la sono était à l’image de tout ce qui précède et le timing des prestations des artistes a été respecté !
Ce sont donc de grands moments que la Chambre Haute (organisatrice de ce programme) a fait vivre au public ivoirien et une grande leçon en matière d’organisation de concert. Chacun est reparti chez lui avec une bonne dose de satisfaction.
Seul petit bémol cependant : lors de la prestation du chantre Nestor David, on a assisté à un véritable ballet de travaillement (déversement de billets de banque) sur la scène, tout le temps (1 heure) qu’aura duré sa prestation. Chose qui ne lui a pas permis véritablement de se concentrer sur la scène et de faire siéger Dieu dans la Louange !