| |

17/09/2012 (16h00)
Une dizaine d’années après la sortie de leur dernier album, “Gas-oil perturbé”, le groupe Zouglou, les “Djigbôs”, remet le couvert au mois d’octobre prochain. Avec une galette de 12 titres baptisée “La main de Dieu”, préparée entre Abidjan et Paris, pendant pratiquement deux ans. «On a commencé en 2010 à Abidjan et quand nous passions au mixage en 2011, la guerre est survenue. Après, j’ai été victime d’une attaque cérébrale à Paris au mois d’août 2011. Ce qui a compliqué encore les choses. Mais on a terminé enfin, c’est l’essentiel», explique Gustave Bado, le lead-vocal que nous avons eu au téléphone depuis Paris.
Pour la réalisation de cet opus, Edgard Touré, le producteur du groupe n’a pas lésiné sur les moyens. Trois arrangeurs ont été cooptés spécialement pour concocter le “fétiche” musical des “Djigbôs”. Ainsi, Guy Lasm Yao, l’ancien arrangeur des “Salopards”, s’est occupé de 7 titres dans le studio de Koudou Athanase à Abidjan. Quand Fala Fala St Oneal et Edouard de Bokassa, arrangeaient 5 autres titres dans le studio de l’artiste Eric Premier, à Asnières-Genevilliers, en banlieue parisienne. Dont le morceau “La main de Dieu”, titre éponyme de l’album. «Après ma guérison, mes amis Rémi, Williams et moi avons décidé de rendre gloire au Seigneur à travers une chanson qu’on a intitulée “La main de Dieu”. Car sans lui, je ne serais plus de ce monde», confie Gustave Bado.
Selon Remi Bodogo et Williams Akmel, les 11 autres titres du livre sonore parlent des nouveaux riches, des femmes, des hommes et leurs problèmes conjugaux. Sans oublier le clin d’œil au “wôyô”, le passage obligé de tout bon zouglou. Le manager du groupe, Djaguen Abouet, est déjà à pied d’œuvre pour le casting au niveau des maisons de distribution. En attendant l’arrivée de Paris fin septembre, du producteur Edgard Touré, et de Gustave Bado, début octobre. L’album “La main de Dieu”, est le cinquième du groupe “Les Djigbôs”, après “Paradis”, “Démocrate”, “virage” et “Gas-oil perturbé”. Ils ont aussi à leur compteur une compilation sortie en 1997. Sans oublier une œuvre solo publiée par Gustave Bado uniquement en France. Leur danse de prédilection demeure le “Kpaklo”.
Eric Cossa
ecossa@topvisages.net
| |