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26/09/2012 (16h00)
En boîte de nuit ou dans les bars, ce qui frappe tout de suite, c’est la présence souvent massive des jeunes filles. Elles envahissent les lieux. Impossible de ne pas les remarquer, par leurs tenues, leur langage ou leurs attitudes… On les trouve à l’entrée des boites. A l’intérieur, encore plus. Ces filles adorent le show, la bonne ambiance et elles aiment surtout s’exhiber dans les soirées. Tatouages, chaines aux reins, taille-basse, mini jupes ou robes ultra-courtes, tenues moulantes révélant des formes généralement bien généreuses, elles s’entourent de tous les artifices (les atouts) pour «tuer» les noceurs. Et, comme dit un inconditionnel de la nuit abidjanaise, «ce sont elles qui font briller la nuit. Elles nous attirent».
Tous les jours de la semaine, elles prennent d’assaut les discothèques et bars de la place pour faire la fête. En général, elles viennent en groupe de copines, bien habillées, chics et en mettent plein la vue aux hommes. Certaines d’ailleurs n’hésitent pas à investir beaucoup d’argent dans leurs tenues vestimentaires. C’est très stratégique. Car ces vêtements finiront par leur rapporter bien plus que leur investissement. Surtout si elles savent s’y prendre côté séduction pour appâter les hommes. Attention, toutes les filles qu’on rencontre dans les boîtes ne sont pas là pour jouer les stars ! Il y en a qui viennent ici pour se distraire entre amies ou en famille, s’éclater simplement un bon coup. Mais, la plupart des ‘’Go’’ qu’on rencontre dans les nights visent un objectif pas très catholique : se trouver un bon «payeur», un homme capable de leur offrir de la boisson alcoolisée (et non des moindres) ou de les gâter avec des billets de banque en échange de faveurs spéciales. Dans ce cas, la soirée se prolongera bien au-delà du cadre de la boite de nuit.
Au cours d’une petite virée dans un night-club de Marcory, non loin de la Clinique la Madone, nous avons assisté à une scène particulière à notre table. Nous étions en compagnie d’artistes dont un venait d’arriver des Etats-Unis, un “statois” comme on dit. Un moment, la piste de danse a été envahie par des filles venues de nulle part, toutes très claires (curieusement) et qui se sont mises à se déhancher de façon suggestive. De temps en temps, elles jetaient un coup d’œil vers le «statois». Après de longues minutes de danse, il faut tout de même se rasseoir. Et là, elles viennent directement à notre table, sur invitation des managers des lieux qui ne tiennent même pas compte de la présence des filles qui sont avec nous.
«Ces nanas, on les appelle les «faux chiens» (par opposition à l’expression le chien, est le meilleur ami de l’homme), des filles qui viennent seules ici ou en groupe et qui sont capables de vous faire passer une excellente soirée. Si vous êtes intéressé par une, elle vous appartient durant toute votre présence ici, voire plus», nous révèle-t-on. Une prostitution déguisée ? D’une certaine façon, oui. Peu après, une autre fille fait son entrée. Elle est Métisse, celle-là. Quelqu’un s’écrie : «Voici un chien vert !» avant d’ajouter discrètement : «Un peu chère et capricieuse; mais très efficace, ce genre de nanas».«Les faux chiens» se reconnaissent sur la piste de danse par leur façon de se mouvoir, de s’exhiber. Toujours sexy (voire très sexy) elles n’ont pas froid aux yeux et se foutent pas mal de savoir que leur string déborde ou que la raie des fesses est très visible. Au contraire, dès fois, elles en rajoutent ! Devant le grand miroir de la piste, elles dansent en se regardant et en regardant les mouvements qu’elles effectuent. Sans oublier de s’assurer que leur danse fait de l’effet sur les hommes qui observent ce petit jeu.
«Ici, ce sont les filles qui font le show. Quand elles viennent, elles prennent le pouls de la situation. Un coup d’œil sur les différents salons pour voir qui est qui ? Qui est un bon payeur quoi ! Après, elles peuvent s’engager sur la piste», confie Dj Fox. Et lorsqu’elles sont sur la piste de danse, elles font tout pour arracher les hommes de leur fauteuil pour venir danser avec elles. Dès lors, elles peuvent habilement profiter de l’occasion pour allumer le partenaire.
«Aujourd’hui, si une fille veut se faire draguer, c’est plus facile pour elle de venir en boite, faire le show en se déhancher sur la piste», assure un manager de night-club à la Riviera. Et il sait de quoi il parle. «Je me souviens, dit-il, un soir, dans ma boîte, après un match contre les Eléphants de Côte d’Ivoire, des joueurs d’une sélection africaine sont venus se divertir. Je vous assure que, ce soir-là, les filles se sont arraché ces footballeurs. Elles les ont d’abord séduits en s’exhibant dans la boîte avant de prendre la piste de danse ou elles ont invité ces derniers à venir faire le show avec elles. A la fin, chacun d’eux a quitté la boîte avec une nana». Une nouvelle technique d’approche qui fait fureur en boite et qui, pousse malheureusement bien des hommes à ne plus draguer, à ne plus faire la cours, puisque la cour même vient à eux sans… caution !
Par Stéphie Joyce et Inzah D.
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