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FESPACO NEWS

 
 

MOUSSA TOURE, réalisateur sénégalais

 
  La pirogue emporte Ouaga  

C’est le film La Pirogue du Sénégalais Moussa Touré qui a ouvert la série des compétitions longs métrages qui concourent pour le Grand Prix du FESPCO. C’était le lundi 25 février. Aux environs de 22h, c’est une foule nombreuse de cinéphiles qui se sont amassés devant le Ciné Burkina pour suivre La Pirogue. Projeté déjà au festival de Cannes 2012 mais hors compétition, le film est un prétendant sérieux à la récompense suprême du FESPACO. C’est une fiction qui raconte une histoire réelle que vivent les Africains ou précisément ceux qui rêvent d’un avenir meilleur en Occident. Et ils sont prêts par tous les moyens pour atteindre l’eldorado. Très souvent, c’est par des voies de fortune et la traversée est parfois fatale. En attendant la note du jury, La Pirogue a déjà emporté tout le public ouagalais. Réactions…à Show du réalisateur après la projection de son film.

 
 

27/02/2013 (08h00)

.Pourquoi un tel sujet ?

Vous savez, pour avoir la parole en Afrique, c’est difficile hein. Et même au Sénégal nous l’avons parfois difficilement. Les sujets sont juste devant nos portes et nos fenêtre. C’est comme si on veut faire un film sur la guerre aujourd’hui. On n’a pas besoin d’aller loin. On ouvre nos portes et nos fenêtres et on l’a. Regardez tout près au Mali.  

. Est-ce que vous êtes satisfait du travail effectué ?

Ah oui ! Et c’est un travail de longue haleine hein !  

. Le film a été réalisé pendant que Wade était au pouvoir. Est-ce que ça a été facile pour vous de tourner ?

Ca n’a pas du tout été facile. On n’a pas voulu me donner l’autorisation de tournage avec un tel sujet. Les pouvoirs politiques l’avaient plutôt fait pour quand, mes équipes avaient écrit pour dire que c’était lui qui faisait le film. Et tout de suite, ils lui ont donné l’autorisation. Et moi, jusqu’à deux semaine du tournage, ils continuaient de me refuse cette autorisation. J’ai dû appeler le directeur de cabinet pour lui dire que j‘allais faire une conférence de presse avec RFI et tout, et ils ont accepté que je tourne.  

. Combien de temps, vous avez passé sur l’eau ?

Beaucoup !  

. Ca doit être difficile de tourner en pleine mer ?

Moi, je suis breton. Je suis de la mer et je suis tout le temps à la mer. Difficile, je dirai non. Si vous vous rappelez en 1987, Baram, mon premier film, c’était la mer. C’était un grand-père et un petit-fils qui sont dans une petite pirogue. Le vieux apprenait à pêcher au petit. Il y avait juste un caméraman, deux comédiens et moi.

. Le film est sorti depuis près d’une année mais les Sénégalais ne l‘ont pas encore vu…

Ils ne l’ont pas encore vu parce que les Sénégalais n’ont pas de salle. C’est cela la vérité. Moi, j’ai un réel problème : je fais un film qui sort partout mais chez moi il n’y a pas de salle. Mais je compte bien le montrer en banlieue qu’en ville. J’en ai parlé au directeur de la cinématographie et je lui ai dit de s’en occuper.  

. En présentant La Pirogue au FESPCO, c’est l’Etalon que vous puisez ?

L’objectif, c’est que franchement, le Fespaco est le seul endroit où les Africains voient nos films. Et puis les compétitions, je suis passé par une pléthore. Le Yennega, c’est le jury qui décide.  

. Le chant interprété en chœur par les piroguiers est-il un chant populaire au Sénégal ?

Non, c’est moi qui l’ai écrit.  

. Mais pourquoi décidé que tous les voyageurs le reprennent comme s’ils venaient d’un même endroit ?

Pourquoi ? Nous sommes quand même dans une fiction, non. Et moi, en tant que réalisateur, j’ai des vœux. Et mes vœux, je les mets en place. Une fiction, c’est une direction de vœux.  

Recueillis par Omar Abdel Kader à Ouaga
kadertani@topvisages.net

 

 

LES BREVES

. Deux jours pour débattre du cinéma africain

Cinéma et politiques publiques e Afrique. C’est le thème général du 23è Fespaco. Le colloque sur cette thématique a démarré ce mardi 16 février 2013 au Conseil burkinabè des chargeurs(CBC) en face du siège du FESPACO. C’est Baba Hama le ministre burkinabè de la culture qui donné le top départ des travaux qui vont durer deux jours.

 

. Le Premier ministre visite le stand Ivoire

Luc Adolphe Tiao, le Premier ministre burkinabè a visité le stand Akwaba. C’était ce mardi à midi à la salle d’exposition d’Azalai Hôtel Independance. Après avoir sillonné l’ensemble des expositions, M. Tiao a marqué un arrêt de près d’une demi-heure au stand Ivoire. Il y a notamment échangé avec les responsables de l’office national du cinéma de Cote d’Ivoire et fait des photos avec les comédiennes Akissi Delta, Djuédjuessi…

. Qui a tué Black So Man ?

Un documentaire sur les circonstances de la mort de Black So Man sera projeté le jeudi 28 février au centre national de presse Norbert Zongo à une centaine de mètres du siège du Fespaco. Il en sera de même sur la gloire et la chute du légendaire boxeur burkinabè Nabaloum Dramane dit boum Boum.  

. Jah Press assure

Le volet musical du Fespaco est confié à Biz’Arts Production, la structure de Jah Press. Chaque soir une dizaine de chanteurs jouent en live au village du Fespaco entre 23h et 2h du matin. Ces soirées sont baptisées Les nuits musicales du Fespaco.

 

 

 

 
   
     


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