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2 DÉCEMBRE 1993 - 2 DÉCEMBRE 2005
Top Visages a 12 ans

Cela fait douze ans, ce vendredi, que Top Visages écume l'univers du show-biz. Douze années au cours desquelles votre magazine s'est employé à vous donner, chaque jeudi, le pouls du monde culturel de Côte d'Ivoire et d'ailleurs. Pour ce douzième anniversaire, nous avons sélectionné pour vous quelques faits marquants, des images et des articles qui vont vous rappeler des souvenirs. Certainement.

Décembre 2001
Top Visages : 8 ans, toute une histoire

De 15 000 à 60 000 exemplaires

Putain, le temps ! Comme ça va vite ! Déjà huit ans que les gens du show-biz ivoirien ont accueilli avec une joie immense le premier vrai magazine qui s’intéresse exclusivement à leur univers. Depuis, beaucoup de choses ont évolué.


01/12/2005 En ce temps-là, John Jay vociférait des “Djékpaaa !” à longueur de journée sur Fréquence 2. Le temps d’une saisonnière propulsion météorologique au-devant de la scène, Gor La Montagne était star à sa façon. Junior et Consty se séparaient. Et Meiway se payait le luxe de mettre le pays entier à ses pieds.

Depuis, les uns et les autres ont connu des fortunes diverses. Jay est passé de la radio à la télé et “tout baigne” pour lui. Après le succès de Zingbloman, Gor et son slip vert se cherchent désespérément à Paris, se lançant même dans des shows de strip-tease ici et là. Junior, toujours micro en main, fait, parallèlement, son bonhomme de chemin dans la politique. Consty, après avoir été porté au pinacle avec les Africar Awards, se cherche une nouvelle rampe de lancement pour re-décoller. Et Meiway continue de faire danser. Témoin privilégié de la vie des gens du milieu depuis décembre 1993, TOP VISAGES poursuit son œuvre avec le même enthousiasme, avec toujours plus de passion. Au moment où nous fêtons nos huit années d’existence, et comme chaque année, à l’heure du bilan, nous n’oublions pas nos premiers compagnons : c’est-à-dire vous, les lecteurs, vous qui nous avez toujours supportés. C’est vrai, la plupart d’entre vous n’étaient pas là au début, mais aujourd’hui votre nombre a quadruplé. Puisque de 15 000 exemplaires le 02 décembre 1993, le magazine est tiré aujourd’hui à plus de 60 000 exemplaires. Nous vous en remercions et vous assurons que le maximum sera toujours fait pour votre meilleure information (…)

Top Visages du 6 Décembre 2001


Décembre 2001
Meiway lance Miss Lolo

Oh ! là là ! Les lolos

Putain, le temps ! Comme ça va vite ! Déjà huit ans que les gens du show-biz ivoirien ont accueilli avec une joie immense le premier vrai magazine qui s’intéresse exclusivement à leur univers. Depuis, beaucoup de choses ont évolué.


Grand coup de projecteur sur les lolos ! C’est une idée d’El Profesor, le Génie de Kpalèzo (lui-même), grand défenseur devant l’Eternel de nos valeurs culturelles. Dans son nouvel album, il a décidé de rendre un hommage vibrant et rondelet aux femmes à la poitrine généreuse. Plutôt sympa !

Il nous avait habitué à une graduelle montée en pourcentage de ses albums. Mais, après nous avoir annoncé que les extra-terrestres arrivent, le Génie de Kpalèzo est revenu à la maison, cette année, pour se réfugier derrière des choses qui constituent le fondement de notre vie : à commencer par l’Eternel, Dieu Tout-Puissant. Ensuite, il demande à chacun de croire en lui-même, de ne jamais penser qu’on a un handicap quelque part, mais plutôt de considérer cet “handicap” comme un avantage. Et ce sont les femmes aux formes avantageuses qu’il a choisies pour illustrer son message. Un message musical bien enlevé qu’il a baptisé “Miss lolo”. Impressionnant !
“Pour moi, dit-il, la femme à la poitrine généreuse et au derrière généreux, c’est ça la vraie femme africaine. L’Occident essaie de nous imposer un cliché de femme qui n’est pas la femme africaine. Parce que la vraie go africaine, c’est celle qui en a devant et derrière.

Bel hommage de la part d’un homme qui, il n’y a pas si longtemps, chantait sa “folie” en nous faisant croire qu’il n’a pas de go, et qu’il était sans amie, sans chérie… Rien du tout. Mais on peut lui pardonner ses égarements, puisqu’il a affirmé en ce temps-là que sa tête était “gnangami”. Aujourd’hui, Meiway est redevenu plus lucide que jamais. Et plus attentif aux avantages des femmes. C’est pourquoi son message, dans Miss lolo, mérite méditation. “Dans cette chanson, j’essaie de dire à toutes les femmes qui ont une poitrine forte et celles qui en ont une excessivement forte, que cela ne doit pas constituer un complexe. Car, ce n’est nullement un handicap. Tout comme avoir une poitrine qui n’existe presque pas n’est pas un handicap. C’est la volonté de Dieu”, explique-t-il. Pour lui, il a le même respect pour toutes les femmes selon leurs formes. Et souhaite que chacune d’elles s’affirme sans complexe, qu’elle affiche avec fierté ce que l’Eternel lui a donné. Ça deviendra un avantage. Enfin, le Professeur a un message particulier pour toutes celles qui possèdent des formes aux géométries affolantes, c’est-à-dire celles qui ont un balcon très sincère (convaincant), les nibars en pim : “Je serais très heureux de voir la femme qui a une poitrine abondante s’habiller en décolleté (sans aucun complexe) et dire au monde : “voilà, ne suis-je pas belle comme ça ?”

Top Visages du 6 Décembre 2001



Décembre 1999
Côte d'Ivoire : Au rythme des danses

Danse du chien, danse du lépreux, gnèze-moule, gigolo, tougoudou-dance, promador, lékiné, va-va… Nos artistes ont l’imagination fertile en matière de danse. De 1980-1990 particulièrement, on a assisté à l’éclosion de plus d’une vingtaine de danses…
Quand les chanteurs ne récupèrent pas le patrimoine pour en faire leur “trouvaille”, ils travaillent tout simplement leurs méninges pour trouver quelque chose d’original (voir tableau). Mais en termes de succès, toutes ces danses n’ont pas connu le même destin rayonnant.
Si certaines ont tiré leur épingle du jeu par leur caractère séduisant, attrayant et pas compliqué (zoblazo) mapouka, lékiné, zouglou, gnamangnaman…) les autres, les plus nombreux d’ailleurs, se sont souvent embourbés…
Si le ziglibity a connu du succès, c’était plus par la musique d’Ernesto Djédjé que par la danse elle-même. Car à part Djédjé et quelques uns de ses successeurs, le public n’est pas parvenu à danser le ziglibity comme on danse le polihet, par exemple.
Aujourd’hui, à quelques jours de l’An 2000, c’est le lôgôbi (danse des bluffeurs) qui a droit de cité. Que nous réserve l’An 2000 ? Danserons-nous sur le bout des doigts ? Ou carrément assis sur les fesses ?



23 Mars 2000
Tangara Speed Godah

• Alors comment va l’artiste ?
- Je rends gloire à Dieu, l’Eternel et le Tout-puissant, celui qui extrait le mal du corps. Celui par qui tout subsiste et à qui tout retourne. Dieu a créé des plantes qui ont été développées scientifiquement qui existent en tubes, en comprimés ou en perfusion. Et elles existent dans nos centres hospitaliers. Pour tout dire, c’est là-bas que j’étais.

• Tu sors d’une maladie. Peux-tu nous dire de quoi tu souffrais ?
- Je souffrais d’un mal spirituel.

• Tu as donc été traité à l’hôpital
- Oui, j’étais à la Polyclinique “Hôtel Dieu” où je suis resté 11 jours. J’ai fait toutes les analyses. Je me sens vraiment dans la main de Dieu. Ça veut dire dans la force du combat, dans la lutte. Il faut savoir aussi que l’homme, c’est la chair, le sang. Je n’ai pas été le seul malade et je ne serai non plus le seul mort. Ce qui est le plus important c’est que je suis en vie. J’ai une énergie à bouffer du lion… Euh… vraiment je me réfère à Dieu quoi !

Top Visages du 23 Mars 2000



30 Avril 1998
Le triomphe !

Commémoration du 150è anniversaire de l’abolition de l’esclavage
(27 Avril 1848 - 27 Avril 1998)

James Brown chantait un truc qui nous colle encore : “Eh, eh… I feel alright !”. D’autres musiciens et chanteurs noirs, avant et après lui, ont chanté et chantent des trucs qui nous collent toujours et continuent de traverser le temps, dominant le monde entier de leurs mélodies et leurs émotions éternelles.

Un chanteur français fera un jour, du reste, son plus grand aveu : “Toute la musique que j’aime, elle vient de là, elle vient du Blues. Il y a longtemps, sur des guitares, des mains noires lui donnèrent le jour. La musique vivra tant que vivra le Blues”.
Mais le Blues, c’était d’abord des complaintes douloureuses d’hommes et de femmes arrachés à leur Afrique natale et qui chantaient dans les plantations, aux Etats-Unis, pour se donner le courage d’exister.

Aujourd’hui, un siècle et demi après cette horrible histoire des Noirs, le monde se souvient. De Fort-de-France (aux Antilles) à Gorée (au Sénégal), on commémore le 150ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Top Visages vous propose six pages spéciales consacrées à cet événement. Plus particulièrement à l’évolution de la musique depuis la période de l’esclavage. Un document à conserver.

Top Visages du 30 Avril 1998



30 Avril 1998
Antilles : les tambours se souviennent

Les Antilles n’apprécient pas beaucoup qu’on leur parle de l’esclavage. “Encore ça !” disent-ils à chaque fois. Pour eux, “il faut oublier et aller de l’avant !” Le rappel de cette période de l’histoire leur donne toujours un sentiment de honte et de colère.
Mais, même si en ce moment, il y a, aux Antilles, quelques personnes opposées à la commémoration du 150eme anniversaire de l’esclavage, les populations sont mobilisées. Parmi elles, il y a un homme : Roger Raspail. Il est de ces Antilles qui se battent depuis toujours pour exprimer leur culture et leur personnalité. Pour lui, il s’agit de balayer définitivement le cliché de l’Antillais policier, ambulancier ou postier que les Blancs leur ont collés.

L’époque du “bon bougre” est révolue. Il faut que les gens de ces Iles ne s’identifient pas seulement à Marius Trésor, à Bambuck, à Zouk Machine ou La Compagnie Créole, c’est-à-dire celui qui apporte du soleil. Pour exprimer sa culture, Roger Raspail se sert de son instrument favori : le ka. Un instrument “mystique” très ancré dans l’histoire de son peuple.

Le ka, c’est comme ça que ses arrières-parents appelaient cette forme de tambour dont il est aujourd’hui, un véritable virtuose. “Le tambour, c’est le seul lien que nous avons gardé avec l’Afrique”, dit-il. “Au début, quand je jouais au ka, je sentais comme des frissons dans tout mon corps. J’avais de très fortes sensations. Je pense qu’à ces moments-là, j’étais en relations avec mes arrières-grands-parents. Après, j’ai dû travailler pour maîtriser l’instrument et le comportement” (…)
 

Top Visages du 30 Avril 1998

 

 

 


Par Manu Jesus
 
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