Avy isaac, l’ambassadeur de la sape : “Je suis un cœur à prendre”

Write on Wednesday, 15 February 2017 Published in Causerie Read 673 times
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La sape, il l’a dans les veines et dans le sang. Lui, il respire et vit la sape au quotidien. Membre-fondateur de la société des ambianceurs et des personnes élégantes, Avy Isaac est l’ambassadeur désigné par ses pairs de la sape made in Côte d’Ivoire. Nous avons rencontré le Sapologue, le Vestimento-logue. Il dit tout sur son environnement et son art.

 • Qui est Avy Isaac, peux-tu te présenter ?

- Avy Isaac est un jeune ivoirien branché issu de famille modeste. Je suis un féru de la sape, de la mode et de l’élégance. Je suis une personne qui mène ses activités et qui gagne sa vie convenablement.

 

• Tu te fais appeler l’ambassadeur de la sape ?

- La Sapologie, c’est la société des ambianceurs et des personnes élégantes. Je suis l’ambassadeur de la sape ivoirienne, parce que je suis un digne représentant de la sape made in Côte d’Ivoire. Je porte haut le flambeau de notre sape à l’extérieur du pays.

 

 

• A combien peut-on estimer les membres de l’Ambassade de la sape que tu diriges ?

- Nous sommes une cinquantaine de personnes avec des conseillers et des conseillères aussi. Le mouvement de la sape existe depuis longtemps dans ce pays. Mais Avy Isaac est venu donner une autre image de la sape en Côte d’Ivoire. Je m’évertue à véhiculer l’idée que la sape, ce n’est pas venir montrer ses beaux vêtements, c’est plutôt une idéologie.

 

• D’ou vient cette passion pour la sape ?

- La Sape est dans mes gènes. C’est une affaire de famille. Je suis issu d’une famille de sept enfants. Chez les garçons depuis très jeunes on aimait bien se mettre toujours chics. Moi, j’ai plus osé  que mes frères, voilà. J’ai fait le mannequinat près de deux ans. J’ai participé à plusieurs castings publicitaires et des pubs télé. Je me souviens qu’à l’époque, lorsque j’étais encore sur les bancs, mes amis avaient beaucoup d’estime pour moi parce que je m’habillais bien.

 

• Un sapeur est-il aussi un boucantier ?

 

- La sape et le boucan sont de la même famille. Quand vous êtes sapés que vous sortez de chez vous, vous faites le boucan sans même vous adresser à quelqu’un. Maintenant si vous jetez des billets de banque sur des gens en boîte de nuit, c’est autre chose. Nous on fait tout avec élégance.

 

• Qu’est-ce que la sape t’a t-elle apporté ?

- La sape m’a tout donné. La notoriété, l’estime des gens, la joie de vivre et beaucoup d’opportunités.

 

• Les belles nanas aussi ?

- Oui, bien sûr (il rit) c’est évident.

 

• Que répondez-vous à ceux qui disent que les Sapologues investissent plus dans la sape au détriment de leur conjointe ?

 

- Ecoutez, dans tout milieu, il y a des personnes avares et d’autres, pas du tout. Un sapeur digne de ce nom ne va pas se promener avec une femme qui ne s’habille pas bien. Si le mec dépense 1 million dans ses vêtements, il est obligé d’en faire autant pour sa conjointe. Quand on invite un couple, les deux compagnons font toujours chemin ensemble.

 

• Le Sapologue congolais Ben Moukacha dit beaucoup de bien de toi ?

- Oui, c’est un monsieur qui a entendu parler de moi depuis le Congo. Et quand il est arrivé à Abidjan, il a demandé à me croiser. Il m’a dit : «Mes félicitations jeune frère. Tu fais du bon boulot, on te suit depuis la région des grands Lacs, c’est bien, continue comme ça».

 

• On te voit beaucoup avec les acteurs du couper-décaler ?

- A la base, je suis un amoureux de la rumba. Mais il faut être reconnaissant, car c’est le couper- décaler qui a impulsé mes activités de la sape avec les Abou Nidal. C’est grâce à ce rythme musical que j’ai effectué de grands voyages en Afrique.

 

• Les Sapologues ivoiriens n’ont pas toujours bonne presse. Certains vous taxent d’arnaqueur ?

- (Il se met à rire),La sape c’est un état d’esprit et une idéologie. Toutes les personnes ici à l’Ambassade travaillent dans une société bien définie. Nous ne sommes pas et ne serons jamais des arnaqueurs, mais des personnes responsables et dignes de foi.

 

• Tu as sorti aussi un calendrier, dit “le calendrier de la sape”.

- Nous avons lancé le calendrier de la sape en 2016. Pour une première, ça a bien marché. Nous avons écoulé en 3 mois plus de 1000 exemplaires. Pour l’édition de 2017, nous sommes fin prêts, les calendriers sont disponibles. Nous attendons l’ouverture des locaux de l’ambassade de la sape. Ce bureau va constituer

l’agence Avy avec un DG en exercice qui va conduire partout les actions de la sapologie ivoirienne.

 

• Tu prépares aussi la 4ème édition du dîner-gala annuel de la Sape ?

- Je pense que nous allons faire encore plus fort cette année, avec une cérémonie plus grandiose dans un endroit sélect, où 200 à 300 invités seront présents. Nous allons faire venir à Abidjan à cette occasion un sapeur du continent et un artiste étranger.

 

• On te voit ici et là avec tes compères de l’Ambassade faire des œuvres caritatives ?

- En tant que personnes élégantes il faut savoir partager, c’est très important. On n’a pas besoin d’être milliardaire pour faire du bien autour de soi. Nous faisons passer le message de la sape pour dire que certes, on aime bien s’habiller, mais nous avons aussi un cœur.

 

• Qui partage le cœur de l’ambassadeur de la sape Ivoirienne ?

- Je suis un gros célibataire sans enfant, donc un cœur à prendre. Je n’ai pas encore trouvé le vrai amour. C’est Dieu qui m’apportera la perle rare, la femme idéale.

 

• Que faut-il pour conquérir ce cœur ?

- Je suis un homme tout terrain comme on le dit. Mais avec une petite préférence quand même pour les styles miss.

 

 Par Inzah D.

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