Suis-je condamnée à vivre avec lui ?

Write on Saturday, 11 February 2017 Published in Courrier love Read 1108 times
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Bonjour Stéphie,

Je vis avec Paul que j'ai rencontré il y a trois ans et au bout de seulement deux semaines de love,  je me suis retrouvée enceinte. Il n'a jamais été question pour moi de me faire avorter. J'ai donc gardé la grossesse et j'ai été mise sous discipline à l'Eglise pour avoir eu des rapports sexuels sans être mariée. Le pasteur et ma mère ont alors suggéré que Paul me dote.

J'ai clairement signifié à celui-ci que je n'étais pas prête pour ça (étant donné que je sortais d'une mésaventure et que je n'avais pas oublié mon ex). X m'a rassurée qu'il saurait se faire aimer et que nos deux familles étaient déjà informées de la dot. Je lui ai alors demandé un délai, c'est-à-dire après l'accouchement, mais il n'a rien voulu savoir. Alors j'ai laissé faire. J e reconnais avoir manqué de courage et de fermeté. Je reconnais avoir désobéi à la Parole de Dieu. C'est pourquoi j'ai supporté tout ce qui s'est  passé après la naissance de mes jumeaux. Les choses se sont dégradées, c'étaient des disputes à n'en point finir. On a passé un an dans cette situation et j'ai décidé de partir. Pasteur et famille m'ont demandé de nous accorder une autre chance. J’ai donc mis les choses en prière avec en plus des jeûnes, de la bonne humeur, tout ce que je pouvais parce que je suis moi-même fatiguée de toujours recommencer avec les hommes. Mais plus je prie, plus le fossé s'agrandit entre nous. Il y a six mois, c'est devenu un véritable calvaire. Il m'a battue devant les enfants, menacé de me les arracher si je m'en allais. Suis je condamnée à vivre avec un homme que je ne supporte plus ! Je tiens à mes enfants plus que tout, ils sont ma vie et je refuse de leur présenter l'image d'une mère malheureuse et battue qui se sacrifie pour eux. Que faire ?

Anonymat

 

Chère lectrice,

Voilà ce à quoi on aboutit en général quand des responsables d’Eglises prennent la décision d’unir des personnes qui ne se sont pas accordées pour le faire ! Je ne suis pas Dieu, je ne veux pas juger, mais quand il y a des choses absurdes, il faut les décrier.Tu as pris cette grossesse sans t’y attendre, peut-être, était-ce une raison pour qu’on t’oblige à épouser l’auteur de façon si légère, sans tenir compte de ton avis ? Je ne le pense pas ! Tu dis que le pasteur et ta mère ont suggéré ce mariage, ce qui signifie que ça ne vient pas de Dieu ? Aucun de vous n’en a eu la certitude, les gens se sont appuyés sur leur propre sagesse pour décider de ton avenir et vous vous êtes lancés dedans comme des «Bouki» ! Vraiment, la religion est l’opium du peuple ! Je suis moi-même chrétienne et bien même plus ! Mais la sagesse me recommande de ne jamais accepter l’inacceptable et là, tu t’es engagée par faiblesse. Depuis le début, d’ailleurs, tu t’es trop laissée aller ! Moi, je ne peux pas te dire de quitter cet homme ! Je ne veux pas être à la base d’une séparation, cependant, je ne peux pas te dire non plus de rester dans un foyer où il n’y a pas d’amour. Où le mari te fait du chantage dans le genre : «Tu pars, je t’arrache les gosses», où on te frappe…c’est ça un mariage chrétien ? Mon oeil ! Je ne sais pas à quelle Eglise tu appartiens, mais je sais qu’il y a des leaders religieux organisés en association, en fédération et autres que ce soit chez les catholiques, les évangéliques... Donc, si dans ta «petite» Eglise, personne ne t’écoute, va au sommet, voir les responsables hiérarchiques ! Explique-leur ta situation, ils interviendront ! Tu as déconné depuis le début, c’est vrai, mais ce n’est pas une raison pour faire de ta vie un enfer. Dieu a fait le mariage pour qu’on soit heureux, pour qu’on savoure la quantité de ciel qu’il a mise dans notre chair, alors, te laisse pas faire ! Et continue de prier surtout.

 

D’accord ?