Princesse Monia : Il y a des terrains mines

Write on mercredi, 24 mai 2017 Published in Causerie Read 517 times
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Princesse Monia est belle, mais pas que… Sur scène, elle déménage. Dans cette causerie, la chanteuse parle de sa passion pour la musique, et se dévoile un peu, côté jardin.

• La musique pour toi, c’est lié à l’environnement dans lequel tu as grandi ?

- Effectivement, depuis l’âge de 3 ans, j’ai été bercée dans un environnement où il y avait de la joie au quotidien avec les personnes qui m’entouraient. C’est quelque chose que j’ai reçue dès l’enfance et que j’essaie de traduire aujourd’hui par la musique. Mais si je disais que tout est rose dans ma vie, j’aurais menti. Néanmoins, quand on est optimiste, quand on est joyeux, cela attire le bonheur. 

• De quoi parles-tu dans la chanson ‘’Tchin Tchindjinlin’’, ta dernière production ?

- Tchin Tchindjinlin parle de l’ambition. C’est la danse de ceux qui veulent avancer, tout simplement. C’est toujours le concept Tango-Tango qui est aussi le titre de mon premier album. Tango-Tango, l’ivresse de joie. Là où il y a la joie débordante, là où nous positivons, tout va bien. Ce que j’apporte à mes fans, c’est la joie de vivre. J’aime partager cette joie qui est en moi. 

• Quant à la chanson ’’Terrain miné’’, ça parle d’une femme qui  ne veut pas qu’on tourne autour de son mari…

- Oui, il y a des « terrains » qui sont déjà minés (des hommes ou des femmes mariées : ndlr), mais souvent des gens veulent forcer. Donc, j’ai fait ce titre pour dire : attention, ça c’est mon terrain, c’est déjà miné, si tu fonces quand même tu vas te briser. 

• Hum, un peu jalouse non ?

- Non, il ne s’agit pas de moi particulièrement. Ce sont des choses dont j’ai été témoin. Je pense que d’autres femmes seront d’accord avec ce que je dis… (Rires). 

• A te voir sur scène, on n’imagine pas que tu fais autre chose que la musique ?

- Exactement. Mais je suis chez moi, dans l’entreprise que je dirige. Je suis chef d’entreprise (elle exerce dans l’immobilier : ndlr) et artiste chanteuse. La musique est pour moi une passion. C’est vrai qu’on tourne aussi. D’ailleurs, après Daoukro où on s’est vus la dernière fois en avril, je suis allée à Dimbokro le lendemain pour l’enregistrement de l’émission Tonnerre. Ensuite, je suis allée à Gagnoa. Je tourne un peu y compris dans les boîtes de nuit et partout où il y a de la joie à partager. En avril, c’était la période de Pâques, c’était également une belle occasion de communier avec les mélomanes, les fans… On s’est amusés. Je pense que j’arrive à partager cette joie que j’ai en moi avec les autres. Je dis merci à Dieu. 

• C’est vrai pour la passion, mais tu aurais pu te consacrer à tes affaires ?

- Je pense que j’ai une mission, c’est de transmettre la joie, surtout à des personnes qui sont désespérées, qui pensent que la vie est finie pour elles. Et tant que je ne le fais pas, c’est comme s’il me manquait quelque chose. Il y a comme une voix intérieure qui me dit, tu n’as pas encore rempli la mission que je t’ai confiée sur terre. 

• Tes parents n’ont pas compris les choses comme ça au début…

- Oui, ils n’avaient pas compris. Mon père voulait coûte que coûte que sa fille aille à l’école. Il n’était pas question pour lui que je chante. Mais j’avoue qu’aujourd’hui, ils ont compris. C’est mon père même qui est mon premier fan. Aujourd’hui, il danse au son de Princesse Monia. 

• Qui dit Princesse dit Prince,  qui est le Prince charmant de Princesse Monia ?

- (Elle rit). Je savais que ça allait finir par là. J’ai un homme dans ma vie. Il aime ce que je fais, il m’accompagne dans ce que je fais. Je suis mariée, j’ai un enfant. 

• Il n’est pas jaloux, le Prince ?

- Non. Dans toute relation, il faut la confiance. Une fois que cette base est installée, il n’y a pas de raison que monsieur ne laisse pas madame faire ce que son cœur aime. Comme je vous l’ai dit, la musique c’est ma vie. Si vous vous aimez, il n’y a pas de raison que l’autre ne vous laisse pas faire ce que vous aimez. Tout passe par la confiance mutuelle. 

• OK. En général, à qui te confies-tu ?

- A Dieu. Je rends grâce à l’Eternel des armées à qui je me confie à chaque fois. Et j’ai foi en Dieu. C’est pourquoi je dis dans la chanson ’’Tchin Tchindjinlin’’, toi qui essaies de me tirer en arrière, tu ne peux pas, parce que j’avance avec Dieu. Je ne vois pas qui c’est, ça peut être même un esprit, mais je ne regarde pas en arrière. Ce sont des expériences. Je peux tomber, je me relève, je continue. Quand on a Dieu devant soi, il est le Maître et c’est lui qui nous devance dans tout ce que nous faisons. Par exemple, j’ai foi que le Saint-Esprit me fera connaître. Mon rôle est de bercer les cœurs, bercer les âmes. La musique, c’est l’œuvre de l’esprit, l’inspiration vient de Dieu. Et moi, je dois apporter la joie dans les cœurs des âmes desséchées. Ça, c’est clair. Le Saint-Esprit n’a pas décidé pour l’instant que je fasse des morceaux religieux. C’est lui qui va faire toute chose en son temps. Pour l’instant, je fais de la variété musicale. Mais dans mon premier album, il y a un titre qui est ’’Je veux mon miracle’’. Je demande cela à Dieu. Et c’est le premier morceau de mon album Tango-Tango. Je l’ai composé un jour, tard la nuit. C’est aussi là que j’ai eu l’inspiration du concept Tango-Tango, l’ivresse de joie. C’est Dieu qui me dirige en toute chose. C’est aussi lui qui m’apporte les finances. C’est pourquoi je suis obligée de tourner. Parce que si je n’obéis pas, ce n’est pas bien. Voilà ! 

• Ton plus grand rêve ?

- C’est de me retrouver dans une grande salle de spectacle où des personnes qui pensent que la vie est finie pour elles, qui pensent qu’il n’y a plus d’espoir, ressortent et qu’un miracle se produise dans leur vie, afin qu’elles soient motivées, debout comme jamais. Je profite de l’occasion pour saluer Top Visages, pour cette considération pour ma modeste personne. Puis, demander aux lecteurs d’avoir une petite place pour Princesse Monia dans leur cœur. Je leur promets une nouvelle façon de voir la vie, de vivre la vie à travers le Tango-Tango, l’ivresse de joie, le Tchin Tchindjinlin, la dance de ceux qui veulent avancer.

 

Par François Yéo 

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