Singuila : “je cherche l’âme sœur”

Write on mardi, 30 mai 2017 Published in Causerie Read 1359 times
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C’est à la faveur de la récente édition du Femua que Sony Music, le label du chanteur français, Singuila, a organisé une dédicace de son nouvel album de 16 titres baptisé ‘’Entre 2’’ à la FNAC Cap Sud. Avant celle-ci, nous avons échangé avec l’artiste. Pourquoi n’est-il pas encore marié ? Les raisons des échecs de sa vie sentimentale ? Ce qui le lie à la Côte d’Ivoire ? Ce qu’il pense de la musique ivoirienne ?  Singuila parle à cœur ouvert dans cette causerie.

• Qu’est-ce que cela t’a fait de retrouver le public ivoirien ?

- C’est un immense plaisir de retrouver le public ivoirien. Avec la chaleur et l’émotion, j’ai passé un très bon moment pendant ma prestation au Femua. Je me suis jeté dans la foule, parce que je savais que rien ne pouvait m’arriver car les gens qui étaient en face m’ont démontré leur amour. Désormais, on me voit en tant qu’un enfant et un frère de la Côte d’Ivoire. 

• As-tu une histoire particulière avec la Côte d’Ivoire ?

- Tout a commencé à l’anniversaire des 10 ans du groupe M.A.M, où je faisais partie des artistes invités. Ça a été ma première visite en Côte d’Ivoire. J’ai été très bien accueilli, j’ai découvert une population qui a de l’amour pour son pays et c’est une valeur qu’on ne peut pas enlever à l’Ivoirien. Et ça m’a vraiment impressionné. Je voyage à travers plusieurs pays, j’ai pu constater que ce n’est pas tout le monde qui a de l’amour pour son pays. Et cette vertu, les parents l’ont inculquée aux enfants en Côte d’Ivoire. Et lorsque tu rencontres un Ivoirien pour la première fois, il va te parler de son pays jusqu’à ce que tu sois amoureux de la Côte d’Ivoire. Et moi, je suis amoureux de ce pays. 

• Est-ce pour cela que tu y as fait ta première dédicace ?

- Oui, bien évidemment. L’album ne pouvait pas sortir  sans que je ne fasse une dédicace pour les mélomanes ivoiriens qui m’ont toujours soutenu. J’ai du respect pour ce public qui me témoigne son amour. C’est pourquoi, je leur offre des CD de la même qualité que ceux qui sont vendus en Europe. Ils peuvent s’en procurer dans les points de vente. Après Abidjan, je continuerai cette série de dédicaces en France, en Belgique et dans d’autres pays africains. 

• L’album ‘’Entre 2’’ a-t-il une particularité par rapport aux autres ?

- J’ai baptisé cet album “Entre 2’’ parce que je suis entre deux cultures. Celle de la France et celle de l’Afrique. Donc, j’évolue qu’en tant qu’une seule et même personne et avec une double culture. C’est ce mélange de culture que je veux privilégier, même si je porte un peu plus le drapeau de l’Afrique, parce que c’est mon cœur qui parle. Le clip-vidéo de la chanson ‘’Ay mama’’ diffusé sur plusieurs chaînes de télévision, a été réalisé au Congo-Brazza. 

• Le titre de l’album nous fait penser que tu es aussi entre deux nanas ?

- Oui, d’aucuns pourraient penser encore à une histoire de Singuila entre deux nanas. Mais cet album ne traite pas de ce genre de sujet. Cependant, l’amour est très vaste. Par contre j’aime parler des sujets que certains ne veulent pas chanter par pudeur, soit par honte, de peur de choquer ou parce qu’ils estiment que c’est un sujet tabou. Alors qu’il faut parler de chaque aspect de l’amour car cela peut aider certaines personnes à mettre le doigt sur leur  problème. Afin de trouver la solution. Quand on chante l’amour, ça réunit. 

• N’as-tu peur d’être taxé de chanteur sans limite ?

- Oui, bien sûr je suis conscient que des gens vont dire ça. J’ai appris très vite qu’on ne peut pas plaire à tout le monde. Quand j’ai commencé ma carrière, j’ai décidé de ne pas plaire à tout le monde. C’était mon choix. Je ne suis pas du tout tendre dans mes textes. Je suis cru dans mes mots. J’ai un style que j’ai développé qui parle à moi et à une catégorie de personnes. J’invite les gens à écouter ces chansons qui les dérangent. Et à avoir plusieurs lectures de la chanson. Si des chansons sont vulgaires, c’est le message qui est le plus important. 

• Y-a-t-il du vécu dans certaines de ces chansons de ton album?

- Comme d’habitude, il y a du vécu que je retranscris dans mes chansons. Je livre de nombreux secrets sur ma vie sentimentale. Je fais un clin d’œil aux situations qui me sont arrivées dans mon passé. Il y a aussi la suite des histoires des titres des albums précédents. Dans une chanson, je rends hommage à mère qui m’a éduqué toute seule. Puisque je n’ai pas vécu avec mon père. C’est un hommage également à toutes les femmes qui s’occupent seules de leur enfant. Et qui arrivent à leur donner une bonne éducation pour réussir dans la vie. 

• Est-ce qu’on peut te qualifier d’homme instable au plan sentimental ?

- Oui, sentimentalement je suis un homme instable. Et je ne suis pas choqué qu’on me le dise. Je l’assume. 

• Qu’est-ce qui te fait courir tant ?

- Ce n’est pas la femme parfaite que je cherche. La stabilité sentimentale, je la vois sur plusieurs profils. En plus je suis un artiste un peu rêveur et perfectionniste, sans oublier que je n’ai pas vécu avec mes deux parents. J’aimerais être avec une femme qui pourrait  être patiente, me pardonner beaucoup de choses. Parce que j’ai un métier difficile, qui m’amène à voyager énormément. Donc, ce n’est pas souvent facile de vivre avec une personne qui est tout le temps absente. Quel que soit le dégré d’amour, au bout d’un moment, ça peut être pesant à supporter. 

• Peut-être que tu es capricieux aussi ?

- Non, pas du tout. Je ne suis pas capricieux. Quand je suis là, je me comporte très bien avec ma compagne, je lui témoigne beaucoup d’affection. Malheureusement, je ne suis pas souvent présent. C’est ça le gros problème auquel je suis confronté. 

• Es-tu en quête d’une âme sœur ?

- Oui, je suis à la recherche de l’âme sœur. Je suis célibataire, sans enfant. 

• A Abidjan, tu n’as pas pu faire un choix parmi toutes ces filles qui te courent après ? 

- (Rire) Ce n’est pas sur un regard qu’on choisit la femme de sa vie. Sinon à Abidjan j’ai découvert de belles et charmantes filles. 

• Quels sont tes critères pour choisir ta femme ?

- Ma femme doit être belle, pour que dans ma vieillesse je retrouve en elle l’impact de notre premier regard. Ensuite, elle doit avoir un bon caractère, des projets qu’elle a envie de partager avec moi. Je veux une femme assez forte, qui ne fait pas ce que je veux mais qui n’a pas peur de m’affronter, pour me donner ce dont j’ai besoin. 

• Que penses-tu d’avoir d’une chanteuse comme épouse ?

- Une artiste comme mon épouse, jamais de la vie (rire). Non, ce n’est pas possible. Donc toutes mes sœurs artistes, je suis désolé pour vous. Même si on se croise, sachez que c’est pour juste quelque chose (rire). Et pas plus. 

• As-tu des regrets dans ta carrière et dans ta vie sentimentale ?

- Non pas vraiment. A travers chacune de mes erreurs, j’ai appris quelque chose et cela m’a fait grandir. Je prends les coups comme je dois les prendre. Je sais reconnaître mes erreurs et je sais rebondir. Tout est positif pour moi. 

• Où en es-tu avec ton featuring avec A’Salfo de Magic System ?

- Le projet tient toujours. Chacun de nous a eu des occupations simultanées. Quand on a fini The Voice, il est parti préparer le Femua et moi, je suis parti pour la sortie de mon album ‘’Entre 2’’. Nos programmes ont été du coup chargés et on n’a plus eu le temps de reparler du featuring. Sinon, j’ai déjà fait un feat avec Petit Denis, Muss de M.A.M, Lino Versace, Black Kent… 

• Que retiens-tu de l’expérience de The Voice ?

- J’ai été très honoré d’avoir été membre du jury. J’ai aimé parce que cela nous a permis de nous rapprocher davantage. J’ai fait de belles rencontres. J’ai découvert des prodiges et j’ai aimé leur transmettre une partie de mes connaissances. Et dans mes différents voyages, j’échange avec beaucoup de personnes de mon passage à The Voice. 

• Quel est ton regard sur la musique ivoirienne ?

- La musique ivoirienne est de plus en plus variée. Il y a des grosses têtes d’affiche de différents styles de musique. De Magic System, Dj Arafat, Kiff No Beat à Bob De Nar, chacun développe des styles différents. Les musiques sont bien faites. C’est une preuve que la musique est ouverte et elle est prête à conquérir le monde. La musique crée un pont pour les touristes. Je félicite tous ces artistes qui font un bon travail. Les autorités ivoiriennes doivent accorder plus de place à la culture, parce qu’elle peut contribuer à l’avancement du pays.

 

 Par Charly Légende 

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