Jean Jacques Kouamé (JJK) : ‘’Le boucan, c’est du faux !’’

Write on mardi, 13 juin 2017 Published in Causerie Read 1491 times
Rate this item
(1 Vote)

Absent de la scène musicale depuis quelque temps, Jean Jacques Kouamé alias JJK se consacre davantage à sa société d’import-export Glory Shipping Group dont il est le PDG. Le chanteur couper-décaler était recemment dans la ville de Cannes où il a présenté officiellement  son entreprise à ses partenaires.  Dans cette causerie, JJK parle de ses réalisations, des artistes ivoiriens et de sa carrière musicale.

• Qu’est-ce qui explique ton silence dans le show-biz ?

- Il y a effectivement plus de deux ans que je suis loin des projecteurs. J’ai consacré cestoutes années à la création de ma société ‘’Glory Shipping group’’. Nous faisons de l’importation de la Gambie, du Sénégal, de la Guinée Conakry et autres pays d’Afrique des produits surgelés tel que le poisson. Nous importons également de la viande du Brésil et de l’Argentine. Et nous exportons des calamars, homards (des fruits de mer)  vers New York, Israël, Iran et en Afrique du Sud. Les gens m’ont connu en tant qu’un artiste-chanteur, désormais je suis un PDG de société et lobbyiste international. J’ai des modèles tels que Dangoté, Jean Louis Billon... Aujourd’hui, je suis en mesure de livrer n’importe quel produit tels que l’or, le diamant, le gaz et le pétrole. Il y a quelques semaines, nous avons fourni du gaz à l’une des plus grandes sociétés du Congo-Brazza. On se rendra bientôt au Sénégal pour la signature d’un contrat pour une livraison de 2 millions de barils de pétrole par mois. Comme Puff Daddy aux USA, qui est le premier artiste milliardaire en dollars. Je veux être le premier artiste multimilliardaire en Côte d’Ivoire. 

• Tu étais il y a quelques jours au festival de Cannes. Ça répondait à quoi ?

- C’est dans le cadre de mes rencontres d’affaires. Je suis allé à Cannes dans un Jet Privé que j’ai pris en location à près de 27 000 dollars (environ15 millions F CFA) pour rencontrer mes partenaires d’une grande banque de Singapour. Avec cette structure bancaire, je fais du lobbying pour d’autres hommes d’affaires en Afrique. C’est en présence de l’ensemble de mes partenaires, que j’ai présenté officiellement ma nouvelle entreprise ’Glory Financial group’’. C’était dans le luxueux hôtel  ‘’Majestic Barrière’’ où la plupart des stars du cinéma invitées au festival de Cannes sont  logées. 

• Pourquoi le choix de la ville de Cannes ?

- Ce n’est pas anodin, j’ai passé deux jours à Cannes pour faire des rencontres d’affaires, afin d’agrandir mon cercle d’amis. C’est comme ça que les choses se font dans le monde du business. Il faut fréquenter les endroits qui peuvent être utiles pour ta société. J’ai aussi assisté à la soirée de Naomi Campel pour laquelle, j’ai payé le ticket d’entrée à 6000 Euros (3 millions 900 FCFA). 

• Qu’est-ce qui te lie à la ville de Cannes, puisqu’en 2009 tu y as tourné un clip vidéo ?

- C’est une ville que j’aime. Et c’est aussi à une édition du festival de Cannes que j’ai tourné mon clip avec un bateau. Il n’y a pas de hasard avec Dieu. Je suis allé 7 fois à Cannes et 8 fois à Miami. Les contacts que j’avais établis en tant qu’artiste me sont utiles aujourd’hui pour les activités de ma société. Ce voyage que j’ai effectué n’est pas pour faire du boucan. Loin de là. Seulement, j’ai compris certaines règles dans le monde des affaires. Un vol commercial te dévalue, c’est pourquoi, je suis parti en Jet Privé. Mon voyage m’a coûté plus de 35 millions de francs CFA. 

• Est-ce donc la fin de ta carrière musicale ?

- Oh, je reviendrai sur la scène par passion. C’est par plaisir que je ferai la musique. Sinon, j’ai quatre titres déjà prêts chez des arrangeurs. Il suffit que je lance une des chansons accompagnée d’un clip-vidéo. Cependant, je n’ai pas le temps. Je constate que je suis le seul artiste qui a du public alors que je n’ai pas sorti d’album depuis 3 ans. Je suis aimé et je suis dans le cœur des mélomanes. Je veux revenir dans la musique avec mes milliards. Donc, il faut que je travaille pour réaliser ces choses. Parce que ce n’est pas la musique qui peut me donner tous ces moyens. 

• Donc, tu n’es plus boucantier ?

- Il faut que les gens sachent que ce n’est plus Jean Jacques Kouamé, le boucantier. Le boucan, c’est des illusions, du faux et du m’as-tu vu. Le boucan c’est tout ce qui n’est pas vrai qu’on a envie de faire croire à l’opinion. Le boucan, on l’a fait à notre jeune âge, désormais je suis vrai dans tout ce que je fais. Je dis à ces artistes que vous appelez boucantier dont je ne citerai pas les noms, d’arrêter d’être des fanfarons, d’arrêter de narguer les gens, d’arrêter de faire du m’as-tu-vu ? C’est faux tout ce qu’ils font. Comme mon père spirituel le dit souvent, celui qui veut paraitre va disparaitre. Comme moi, je n’ai pas envie de paraitre, je suis réel. 

• Que dis-tu des rumeurs  sur l’origine de ta fortune que tu aurais ?

- C’est mille fois dommage quand j’entends toutes ces méchancetés. Tantôt je suis un homosexuel, tantôt, je vends de la cocaïne. Ma réussite a un nom, c’est le prix du sacrifice que j’ai fait dans ma vie. Je me suis battu par mon travail, avec  le conseil et le soutien de mes pères biologique et spirituel. Je suis ce que je suis et ce que Dieu a fait de moi. A 36 ans, je sais ce que j’ai dans mes comptes bancaires que d’autres de mon âge n’ont pas. 

• A combien peut-on estimer ta fortune ( !?)

- Pour l’instant, je n’ai pas besoin de donner des chiffres. Même le magazine Forbes m’a contacté pour une interview dans laquelle, je devrais communiquer ma fortune. J’ai accepté, à condition que je ne dévoile pas le montant de ma fortune. Car je suis un modèle de réussite en Côte d’Ivoire.  

• Est-ce pour cela que tu t’es éloigné de tes amis artistes ?

- A ce stade de ma vie, ce sont mes affaires qui me préoccupent au quotidien. Maintenant ce que je peux faire, c’est de produire des artistes. Mais j’ai gardé aussi certains de mes anciens amis que je continue d’aider financièrement. 

• Qui sont tes nouveaux amis ?

Si je ne suis pas chez mon père spirituel L’Archevêque Kodja, je suis avec mes partenaires d’affaires. Je vous présente un ami coréen (il était assis à sa gauche) qui est très puissant dans son pays. Mes nouveaux amis ne sont que des milliardaires. 

• Que penses-tu de la guéguerre entre de Molare et Lino Versace ?

- Je leur souhaite longévité dans leur querelle. Je souhaite également longue vie à ceux qui continuent de faire  des clashs. Mon vœu le plus cher pour les artistes ivoiriens, c’est qu’ils comprennent que la musique ivoirienne ne donne pas d’argent. Ils doivent avoir de petits investissements en plus de leur carrière. Dans la gloire, il n’y a que les femmes qui te courent après. Et par la suite, c’est la pauvreté. C’est pourquoi, j’ai choisi le travail. Je ne fais rien avec la gloire artistique. Je connais plusieurs chanteurs qui n’ont même pas 5 millions dans leur compte. Quand les gens m’acclamaient, avec tout ce boucan que je faisais, je n’avais pas 5 millions dans mon compte. Mais aujourd’hui, je me suffis largement. J’emploie 80 personnes dans ma société. Je débourse plus de18 millions par mois de loyers.

 

 

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.