LINDA DE LINDSAY : “Molare a usurpé mon œuvre”

Write on mardi, 24 octobre 2017 Published in Causerie Read 1467 times
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Entre Linda de Lindsay et Molare, c’est la guerre. Elle appelle le Molare ‘’Mon adversaire’’. Lindsay n’est pas contente et elle n’y va pas avec le dos de la cuillère pour réclamer la paternité des Awards du couper-décaler. Car elle a été la première à organiser l’événement. Dans cet échange via mail, la chanteuse est décidée à se battre jusqu’au bout pour que justice lui soit rendue. La guerre qui l’oppose au Molare n’est pas près de s‘arrêter.

• Comment va Linda de Lindsay ?

- Je vais très bien par la grâce divine 

• Que fais-tu en France comme activité ?

- Je suis formatrice professionnelle pour adultes, chef de service et présentatrice d'événements dans le show-biz       

• Pourquoi es-tu discrète sur la scène ivoirienne ces dernières années ?

- En fait, ces dernières années, je me suis consacrée à enrichir mon cv avec d'autres diplômes complémentaires et à m’occuper aussi davantage de l'éducation et de la réussite sociale et scolaire de ma progéniture. Cela ne m'a pas empêchée cependant d'être super active dans le show-biz de la diaspora. J'ai une place de choix pour laquelle je remercie, par votre canal, tous ceux qui m'aident et m'encouragent. 

• Aujourd’hui, quel regard portes-tu sur le couper-décaler  en Côte d’Ivoire ?

- Mon regard sur la mouvance musicale à laquelle j'ai contribué à fond est mitigé. J’ai un profond regret sur les débordements comportementaux qui sévissent au sein de cette corporation. Et en même temps, je ressens une fierté d'avoir donné le courage à  certains d'embrasser cette mouvance pour sortir du chômage récurrent. Car quelque chose que tu n'as pas vu faire, tu ne peux pas le reproduire (Rires). Au passage, je dis merci à Douk’Saga et Rip (Rest in peace) l'artiste avec  grand A !           

• Au fait, qu’est-ce qui t’oppose à Molare ?

- Je suis opposée à sa structure qui organise les awards du couper-décaler car c’est ma conception et mon œuvre. Le 24 juillet 2010  a eu lieu la 1ère édition au palais de la culture à Treichville devant de nombreuses sommités et artistes. Je répète que le concept était et demeure les Awards du couper-décaler et non le spectre mensonger que j’ai lu dans une interview. Nous avons travaillé avec des partenaires comme la RTI, radio JAM,  le Burida, Ivoirmixdj, Abidjanshow.com, l’UNARTCI, l'ADJACI, le district d'Abidjan (L’Hôtel de ville qui nous avait prêté les instruments et son orchestre pour le live). Ainsi que le ministère de l'environnement (ce qui nous à amené à une opération coup de balai le matin du jour de l’évènement à la rue princesses) puisque l'événement était placé sous le signe de la sauvegarde de l'environnement. Nous sommes passés à l’émission Tempo et au journal télévisé à l'époque. La mère et la sœur de Douk’Saga étaient nos invitées privilégiées du jour. Un numéro spécial était attribué  pour un jeu concours, en l'occurrence pour les votes. J'ai eu comme partenaire Kenzo, Destmo et bien d'autres sur l'événement. Alors, pendant que je me relançais en 2015 après les tumultes qu'a traversés notre pays, je préparais la seconde édition via des annonces sur les réseaux sociaux et des réunions avec de potentiels sponsors et partenaires, "mon adversaire’’ a préféré usurper mon œuvre. Pourtant, il était présent à la 1ère édition de 2010 où il a reçu un prix d'honneur de la Jet-set. Il a même joué en live avec Erickson le Zoulou et DJ Mix pour clôturer la séance. Au regard de tout cela, comment pourrais-je ne pas être confuse qu'un collègue reproduise la même chose, en prétextant que c'est la 1ère fois que cela se fait en ignorant sans état d'âme le travail abattu en amont ? C’est un manque de respect inné et caractériel de "mon adversaire". A partir de ce moment, j'ai tenté une conciliation par le Burida, je lui ai envoyé des messages, une sommation interpellatrice a été faite en 2016 pour un rappel à l'ordre juridique. Il a fait la sourde oreille. J'ai attendu plusieurs mois et je me suis déplacée au pays pour avoir l'avis de  mon conseil juridique. Une seconde tentative de conciliation a été faite et "mon adversaire" l’a refusée. Voilà les faits. Mon avocat fait le travail qui lui semble légitime et je lui fais confiance, car c'est son domaine, les droits d'auteurs.      

• Donc tu lui reproches de t’avoir volé ton concept pour le rebaptiser les Awards du Couper-décaler ?

- C’est cela. Et "Mon adversaire" prétend avoir déclaré le concept à l’OAPI (rires), un dépôt ne fait pas foi d'une appartenance surtout quand on l’a fait en septembre 2017. Donc le mois dernier. Juste 3 jours après avoir reçu le courrier de mon conseil. Il travaillait sur quel support juridique au préalable ? (rires). Quelle preuve a-t-il brandi à ses sponsors pour légitimer ses actions ? Je laisse la suite au tribunal d'apprécier, mais j'ai mal pour le sponsor qui travaille dans les contrevérités. La fin d'une chose vaut mieux que son commencement, car le second nom de mon Père est le temps. A ce sujet, je ne dirai rien sans preuve. Qu’il montre  la preuve que le concept lui appartient et non la preuve de dépôt qui n'est qu'un simple dépôt.               

• Ton conseil se serait saisi du dossier et aurait approché les sponsors de l’événement ?

- Oui, il l’a fait. Et je fais confiance à la justice, car c'est Dieu qui établit la vérité. Alors quelle que soit la forme de cette justice, elle rétabliera la vérité, ce n'est pas le bruit qui va m'ébranler. Je reste dans le fond et non la forme.   

• Penses-tu avoir gain de cause à la fin dans cette affaire ?

- Bien sûr.  Car mon concept a été déjà lancé depuis 2010. J'ai été donc surprise de voir un frère d'art usurper mon œuvre. Alors qu’il était participant à la 1 ère édition, il a utilisé une forme travestie de la réalité pour jouer sa partition. Mais venant de ce monsieur, qu'est-ce qui peut choquer encore le public ? C'est une seconde nature, un zèle peu exemplaire. Je suis restée un peu calme et discrète depuis lors sur cette affaire car, je ne voulais pas briser l'enthousiasme de certains collègues. Mais le droit doit être appliqué sinon chacun agira dans l'anarchie sans respect pour l'œuvre de l'esprit. Je le poursuivrai jusqu’au bout. Je m'arrête là tout en vous remerciant pour l'intérêt. Que la bénédiction s'attache à vous et à ceux qui me liront.

Par Omar Abdel Kader

 

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