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Write on mercredi, 09 janvier 2019 Published in Les News

Ce n’est pas encore la grande réussite, mais c’en a l’air. Rebecca Zoro est la première créatrice ivoirienne à habiller Beyoncé. Oui vous avez bien lu : la star américaine Beyoncé.

Beyoncé vient d’ajouter une marque ivoirienne à sa liste de créateurs africains qui embellissent sa jolie plastique. Et c’est un modèle de la jeune créatrice Rebecca Zoro qui a séduit la chanteuse américaine. En fait, au cours de son séjour en Afrique du Sud pendant le Global Citizen Festival, Beyoncé arborait fièrement une jupe signée Yhebe, la marque de Rebecca Zoro. Une pièce montée  dans du pagne Wax Vlisco.  C’est la star elle-même qui a publié les images en exclusivité sur son site Beyonce.com.

Write on mercredi, 09 janvier 2019 Published in Les News

« L’avenir du continent passe par l’unité africaine, à travers un grand peuple, un grand marché et une seule et grande voix sur l’échiquier international ». C’est le message sous forme de défi que le reggaeman franco-ivoirien, Alain Francheteau alias Ken De Korogo, lance aux Africains à travers son cinquième album baptisé "Défi africain". L’œuvre qui compte une dizaine de titres sera disponible dans quelques jours dans les kiosques à Abidjan et sur toutes les plate-formes de téléchargement. La galette enregistrée au studio Fisherman de Nantes a été arrangée par Ken De Korogo et le musicien-ingénieur de son français Laurent Jaulin.

C’est un cocktail de reggae roots et de chansons acoustiques. Avec des incursions dans le funk, le rock et la pop. Et un titre inédit, mélange de reggae et de zouglou, baptisé "Adjoua". Dont le clip a été réalisé dans la ville de Bingerville par le studio Invictus. Avec comme actrice principale, la  jeune styliste Florentine Behibro. Les messages de "Défi Africain" sont principalement en français, dioula et argot ivoirien. Ken De Korogo sera à Abidjan sous peu, en provenance de Nantes, pour partager son défi avec les mélomanes ivoiriens.    

Write on mercredi, 09 janvier 2019 Published in Les News

Ce jeudi après-midi du mois de décembre, il règne une atmosphère bon enfant au domicile de l’artiste-peintre ivoirien Aboudia, dans un quartier résidentiel de Bingerville.

Au rez-de-chaussée de son immense duplex, il devise autour d’un pot à côté de la piscine avec ses frères et amis, parmi lesquels l’Honorable Germain Ayaké, le 2è adjoint au Maire de Bingerville.

Entre deux éclats de rire, l’artiste monte sur le toit aménagé de sa propriété où il reçoit des collectionneurs, membres d’une famille présidentielle d’un pays de l’Afrique de l’ouest.

C’est ainsi chaque fois qu’Abdoulaye Diarrassouba alias Aboudia basé à New York, est de passage à Abidjan. Et depuis sa première exposition dénommée ‘’Mogo Dynastie’’ en 2007, à la Galerie Fakhoury à Abidjan-Cocody, il accueille du beau monde dans son atelier. « ça a été le coup de foudre, le flash, les gens ont tout de suite aimé les œuvres d’Aboudia et se bousculaient autour de lui », se souvient le professeur Yacouba KONATE, célèbre critique d’art et DG du MASA.

Cette exposition s’inspirait essentiellement des dures réalités des quartiers populaires d’Abidjan comme Treichville, Adjamé, Abobo et de la vie des enfants de la rue, des noussi et des bras mogos qui luttent chaque jour pour vivre ou survivre. Ses tableaux en noir et blanc, parfois très colorés, sont faits de têtes d’hommes aux longues dents, de crânes nus et de robots, accompagnés de textes  en argot ivoirien. « J’ai côtoyé très jeune ces réalités, j’ai connu la culture noussi comme bon nombre d’ivoiriens et je les rapporte en tant qu’artiste aujourd’hui », rappelle Aboudia.

Mais ce sont surtout les tableaux grandeur nature (jusqu’à deux mètres sur quatre) du natif d’Abengourou, consacrés à la guerre d’Abidjan (2010-2011) qu’il a peints dans son atelier en pleine bataille, qui lui ouvriront véritablement les portes des galeries européennes, américaines et le succès international. « A Londres, la prestigieuse galerie Saatchi a acheté plusieurs de mes toiles. J’ai exposé à Paris, en Afrique du Sud, un peu partout et les gens ont vraiment aimé… », raconte avec un brin de fierté, le nouvel ambassadeur de la peinture ivoirienne sur les cimaises internationales. Et il y a de quoi ! Car à ses débuts, ça n’a pas été du tout facile pour celui que les amateurs d’art sculptural et visuel compare aujourd’hui au peintre américain Jean Michel Basquiat (1960-1988). Pour sa précocité et son style pictural inspiré de la rue chaude et turbulente. « On me disait : qu’est-ce que tu fais ? C’est nul, on ne peut pas le vendre, on ne peut pas t’exposer », se souvient Aboudia.

De 2007 à 2019, les choses ont bien changé. La persévérance et le travail ont payé. Le transfuge du collège artistique d’Abengourou, du lycée artistique de Bingerville et de l’insaac d’Abidjan a changé de statut et de stature. Le « noussi » de la peinture ivoirienne a évolué et évolue dorénavant dans la cour des grands. Le Professeur Yacouba Konaté qui l’a découvert et couvé à ses débuts ne s’y était pas trompé. «Ce sera un grand nom de la peinture », lâche tout simplement l’Allemand Stefan Meisel, manager d’Aboudia. 

Et dire que le jeune artiste peintre n’a que la trentaine. L’avenir lui appartient !