OREN’TCHY : ‘’LE MASA, UN AUTRE CHALLENGE’’

Write on jeudi, 22 février 2018 Published in Entrevue Read 1085 times
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Oren’tchy et sa nouvelle formation Boom Boom Africa ont été sélectionnés pour participer pour la première fois au MASA prévu du 10 au 17 mars prochain à Abidjan. Le chanteur entend mettre tout ce qu’il sait faire pour réussir cette première participation. Il en donne les motivations dans cette entrevue. 

. Quel a été le feed-back du public après votre spectacle dénommé Oren’tchy et Boom Boom Africa, à l’Institut français en juillet 2017 ?

- Le retour a été très positif. Tous ceux qui ont assisté au spectacle nous on félicité. Il était important également à un moment donné de notre carrière de créer un nouveau groupe dénommé Oren’tchy et Boom Boom Africa. Qui est un groupe inspiré du rythme traditionnel Abodan des régions du Sud-Comoé, du Moronou et de l’Indénié-Djuablin de la Côte d’Ivoire et qui s’enrichit de d’autres sonorités ivoiriennes et africaines.

. Vous amorcez désormais une nouvelle dynamique artistique avec ce groupe ?

Tout à fait. C’est un très gros rêve pour moi. Parce que depuis tout jeune, j’admirais beaucoup ceux qui dansaient l’Abodan au village. Je me suis dit qu’il fallait un jour que je valorise ce rythme traditionnel. Je le trouvais un peu hermétique. Donc, le moment est venu pour moi maintenant de le montrer au public. Mais avant, nous avons fait un casting pour recruter les meilleurs musiciens et danseurs qui pratiquent ce rythme musical. Ça été un an de préparation avant de le présenter le groupe en juillet 2017 à l’Institut français. C’est donc un nouveau départ de ma carrière avec cette formation.

-Vous participez pour la première fois avec Boom Boom Africa, du 10 au 17 mars prochain, au MASA à Abidjan...

Oui, c’est une belle occasion pour moi et mon groupe. C’est aussi un autre challenge pour nous. Le MASA est un marché où il faut se vendre. Raison pour laquelle depuis quelques semaines, je suis revenu en Côte d’Ivoire. Je suis resté longtemps hors du pays. Vu l’importance de ce marché, je suis rentré pour le préparer avec Boom Boom Africa. Parce que c’est une nouvelle plate-forme qu’on me donne pour nous vendre. J’ai déjà commencé les répétitions avec mon groupe. Chaque jour, nous scrutons les moindres détails pour produire un beau spectacle ce jour-là. Le MASA m’a toujours intéressé. Parce que depuis sa création en 1993, j’ai toujours assisté à l’événement. Aujourd’hui, on me donne l’opportunité d’y participer.

. Combien de spectacles allez-vous présenter au MASA ?

- Nous avons deux spectacles à présenter. L’un au Palais de la culture de Treichville et l’autre au Canal aux bois à Treichville.  

. Quelles seront vos priorités après le MASA ?

- Oh, nous allons participer à la fête de Pâques à Yamoussoukro et boucler quelques contrats qui étaient en cours en dehors de la Côte d’Ivoire.

. Depuis quelques années aussi vous vous investissez dans le social…

- Oui ! J’ai une ONG baptisée Le Toleraré Program. C’est un programme de promotion de la tolérance à travers les arts. Donc, nous avons organisé des activités pour impacter la vie sociale des Ivoiriens. Entre autres, il y a ‘’La semaine du cœur blanc’’, organisée chaque année au mois de novembre. L’année dernière, nous avons jugé bon de poser un acte majeur avec les artistes. Nous avons décidé de faire un don de sang baptisé ‘’Je donne un peu de mon sang pour sauver mon fan’’. Il n’y a rien de plus important que de donner un peu de soi-même à celui qu’on aime. Nous l’avons fait et Dieu merci, les artistes ont répondu nombreux. La portée de cet acte est énorme. Ne serait-ce que sauver une vie, c’est déjà très important. L’équipe du centre de transfusion sanguine présente ce jour-là était très contente de l’affluence des artistes.

. Qu’est-ce que vous prévoyez pour cette année 2018 ?

- La semaine du cœur blanc a pour objectif de promouvoir la paix et la tolérance dans les familles, les écoles et dans les lieux de travail. Chaque année, c’est le concert cœur blanc que nous organisons. En plus du concert, il y a des activités ponctuelles. Pour 2018, avec notre équipe nous allons réfléchir à quelle action mener.

Patrick Bouyé

 

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