Eric Virgal: “Pourquoi j’ai divorcé”

Write on lundi, 12 juin 2017 Published in Entrevue Read 908 times
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Le chanteur Eric Virgal retrouve Abidjan après sept ans d’absence sur la scène ivoirienne. A plus de 60 ans, le prince du zouk, toujours aussi sexy n’a rien perdu de sa superbe. Nous l’avons rencontré. Il parle sans détour de l’amour. Ce sentiment qui est au cœur de la majorité de ses titres  et qui est  presque devenu  une addiction pour lui. Le zoukeur évoque également sa vie privée et l’avenir de la musique zouk. 

• Cela fait  sept ans qu’on ne vous a pas revu en Côte d’Ivoire. Quels sentiments vous animent en ce moment ?

-C’est un sentiment de bonheur, de vrai bonheur, quand je descends  sur cette terre. C’est la mienne  .Quoi qu’on dise, d’où que je sorte, cette terre est la mienne. Et quand j’y arrive, je me sens chez moi. Je me sens fort .Je suis bien ici. Et savoir  que je venais  interpréter quelques chansons, qu’est-ce qu’il y a de mieux ? Dites-moi, je ne sais pas. 

• A plus de 60 ans, vous êtes  toujours inspiré. Quel est le secret ?

- C’est grâce à  vous, les journalistes .C’est vous qui faites que j’existe, que je sois là encore .Vous avez aimé mes chansons, vous les traduisez en mots dans vos écrits et je ne saurai vous remercier. Vous savez, c’est vous qui avez tout fait, moi je n’ai rien fait. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? Je n’ai pas demandé ça .Vous avez ressenti les mêmes choses que moi, mais moi j’ai eu la chance d’écrire .Je suis la voix de ceux qui ne parlent pas. 

• Après Kassav’, feu Eric Brouta, vous-même et bien d’autres. Le zouk a marqué quelque peu le pas en Afrique. Comment l’expliquez-vous?

- Oh, il y a d’autres musiques qui viennent  et quand c’est comme ça, elles sont reproduites, écoutées en radios et télés .Ces musiques sont de qualité donc c’est normal. Mais je crois qu’il y a encore des chances que le zouk reparte, c’est la beauté qui compte .Et puis la jeunesse aussi doit faire sa part. Je n’ai pas de soucis avec ça .Je sais que je vais continuer à faire de la musique et je vais me rapprocher un tout petit peu de ce qu’ils font.  Mais je vais demeurer moi-même. Ce n’est pas parce qu’il y a une nouvelle musique que je dois arrêter la mienne .Au contraire,  je continuerai en tenant compte de ce qui se  passe dans le monde. 

• Au risque de dénaturer peut-être votre identité musicale en vous adaptant à la mode  …

-Non, Je ne suis pas un béni-oui-oui pour autant, mais il se passe des choses dans le monde .Je suis d’actualité, donc ma musique doit évoluer. Il ne faut pas qu’elle reste la même. Je veux garder ce qui est en moi et cette capacité de création. Mais ma musique devra évoluer aussi. Puisqu’il y a des jeunes qui arrivent avec des mouvements nouveaux, des styles différents. Je dois en tenir compte aussi, sans imiter,  parce qu’il faut que je garde mon identité musicale. 

• Pensez-vous sincèrement  que la musique  zouk a toujours sa place ?

- Oui. Et il faut continuer à la faire pour qu’elle soit toujours de qualité, sinon si la musique n’est  pas de qualité, ça ne sert à rien, vraiment rien .Et le zouk, c’est le  bonheur, c’est l’amour. Il y a toujours de la place pour ça. 

• Parlons politique. On dit de vous que vous avez parodié les présidents Sarkozy  et Hollande, on devrait s’attendre à ça avec Macron ?

- Beh, oui ! Je n’aime pas ces gens-là. Ils nous ont fait du mal et vont continuer à le faire  .Et quand c’est comme ça, il faut qu’on puisse leur faire mal à notre manière. Et c’est ma façon à moi de le faire. 

• En outre, vous êtes aussi très engagé, pour la cause d’Haïti, y a-t-il une raison particulière ?

- Haïti, c’est aussi ma patrie .C’est le même peuple, c’est aussi mon peuple. Nous nous ressemblons et les souffrances de Haïti sont les miennes, car je me sens Haitien.Tout ce qui est noir c’est le mien, une femme noire, un bébé noir, un frère noir. Tout ce qui est noir, c’est moi. 

• Pour revenir à la musique,  les fans attendent votre  nouvel album, qu’en est-il ?

- Dans quelques mois,  il y a deux titres qui sortiront. Et à la fin de l’année, ils auront un album complet .C’est très important pour moi. Même si je connais les problématiques liées à la programmation et à la diffusion d’un album. C’est déjà très compliqué et ça coûte très cher mais il faut le  rentabiliser .Il faut que les gens sachent qu’on est encore là et qu’on continue de faire la musique. Avec de nouvelles créations. 

• Venons-en à l’amour, votre sujet de prédilection. Vous consacrez la majorité de vos chansons à l’amour. Que représente ce sentiment pour vous ?

- Tout. Sans l’amour,  je ne serais pas là .Mon père et ma mère se sont unis par amour et ont fait des enfants, fruits de leur amour. Ma vie est  jonchée de belles histoires d’amour. Je crois en ce truc particulier qu’est l’amour .Quand on est en mal d’amour, on est malheureux, on ne vit pas. La vie n’existe  pas, parce qu’on ne sait plus vivre. 

• Croyez-vous que le vrai amour existe ?

- Ah, oui !le vrai amour est là, c’est nous qui le créons. Il faut seulement les conditions. Sans amour, ce n’est pas jouable. L’amour est fondamental.  Il tient une part importante dans notre vie. C’est ça qui nous met à l’aise et nous rend intelligent .Et ça nous rend fort. Je crois fortement en l’amour. 

• Et pourtant, vous êtes divorcé, semble-t-il ?

- Oui, j’étais marié mais je suis divorcé depuis une dizaine d’années. Et là,  je vis seul et je suis très heureux comme ça. 

• Vous qui chantez si bien l’amour, vous avez divorcé ?

(Rire)- On le chante, mais on divorce parce qu’il se passe quelque chose .Je crois qu’il y a eu une saturation .Les couples sont ensemble et puis un moment, ça sature. Parce qu’il y a des malentendus qui se créent et ça devient compliqué. Ça se dispute et moi je n’aime pas les disputes .Alors faut partir, faut qu’il y ait un qui parte. 

• Mais l’amour supporte tout, dit-on…

- Oui, mais quelquefois, ça devient compliqué parce qu’à un moment donné, il y a aussi le désamour qui prend place .Et quand ça s’installe, on n’a plus envie de rester ensemble. 

• Et combien d’enfants ont été les fruits de votre amour ?

-J’en ai eu cinq de mon mariage et d’une autre relation. Il reste à faire cinq encore pour terminer ma vie (Rires). 

• Il y  en a qui font la musique ?

- Non, je n’ai pas voulu qu’ils en fassent .J’ai plutôt voulu qu’ils fassent des études supérieures .Qu’ils soient forts intellectuellement. Qu’ils soient des professeurs, des ingénieurs…

Mais avec du recul,  je regrette. Je me dis que j’aurais dû être souple. Cependant, il y a deux qu’ils veulent jouer, je leur dis qu’ils peuvent .Ils ont  maintenant 20 et 21ans. 

• Que pensez-vous des relations amoureuses où la femme est beaucoup plus âgée que l’homme ?

- C’est l’amour qui compte, si la femme est beaucoup plus âgée, ça n’a pas d’importance .Si l’homme l’aime, s’ils s’aiment, c’est le plus important .L’important est que le sentiment amoureux soit là .S’il n’est pas là, ça ne vaut pas la peine. 

• A quel âge Eric a fait l’amour la première fois ?

- Ah ! A six ans déjà. Il y avait une servante à la maison qui me mettait sur son ventre tout ça. Et après, j’ai commencé à 10 ans et demi .Là,  j’étais déjà un homme parce que je me rendais compte du changement physiologique chez moi, à peu près l’âge de la puberté .Et puis on était  des garçons et il y avait beaucoup de petites  filles autour de chez moi. On faisait des bêtises de garçons-filles  .A 10 ans et demi, j’avais commencé une sérieuse carrière là (Rires). 

• Et qu’est-ce qui vous a marqué pendant cette période ?

-Ah, le fait d’éjaculer, la jouissance. Je ne savais pas ce que c’était, on ne m’a pas appris tout ça. Je croyais que j’avais fait un truc mal et je me regardais comme ça .La fille, elle,  le savait mais moi non, parce que généralement les garçons sont toujours brouillons et ont du retard. Je ne savais pas qu’on pouvait éprouver un tel plaisir. J’en ai parlé à mon frère, il m’a dit maintenant tu es un grand garçon, tu deviens un homme .Tu peux faire des enfants .C’était fou cette affaire-là et j’ai commencé à penser que j’étais un homme. Et puis a commencé cette histoire d’avoir de petites fiancées.

Le chanteur Eric Virgal retrouve Abidjan après sept ans d’absence sur la scène ivoirienne. A plus de 60 ans, le prince du zouk, toujours aussi sexy n’a rien perdu de sa superbe. Nous l’avons rencontré. Il parle sans détour de l’amour. Ce sentiment qui est au cœur de la majorité de ses titres  et qui est  presque devenu  une addiction pour lui. Le zoukeur évoque également sa vie privée et l’avenir de la musique zouk. 

• Cela fait  sept ans qu’on ne vous a pas revu en Côte d’Ivoire. Quels sentiments vous animent en ce moment ?

-C’est un sentiment de bonheur, de vrai bonheur, quand je descends  sur cette terre. C’est la mienne  .Quoi qu’on dise, d’où que je sorte, cette terre est la mienne. Et quand j’y arrive, je me sens chez moi. Je me sens fort .Je suis bien ici. Et savoir  que je venais  interpréter quelques chansons, qu’est-ce qu’il y a de mieux ? Dites-moi, je ne sais pas. 

• A plus de 60 ans, vous êtes  toujours inspiré. Quel est le secret ?

- C’est grâce à  vous, les journalistes .C’est vous qui faites que j’existe, que je sois là encore .Vous avez aimé mes chansons, vous les traduisez en mots dans vos écrits et je ne saurai vous remercier. Vous savez, c’est vous qui avez tout fait, moi je n’ai rien fait. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? Je n’ai pas demandé ça .Vous avez ressenti les mêmes choses que moi, mais moi j’ai eu la chance d’écrire .Je suis la voix de ceux qui ne parlent pas. 

• Après Kassav’, feu Eric Brouta, vous-même et bien d’autres. Le zouk a marqué quelque peu le pas en Afrique. Comment l’expliquez-vous?

- Oh, il y a d’autres musiques qui viennent  et quand c’est comme ça, elles sont reproduites, écoutées en radios et télés .Ces musiques sont de qualité donc c’est normal. Mais je crois qu’il y a encore des chances que le zouk reparte, c’est la beauté qui compte .Et puis la jeunesse aussi doit faire sa part. Je n’ai pas de soucis avec ça .Je sais que je vais continuer à faire de la musique et je vais me rapprocher un tout petit peu de ce qu’ils font.  Mais je vais demeurer moi-même. Ce n’est pas parce qu’il y a une nouvelle musique que je dois arrêter la mienne .Au contraire,  je continuerai en tenant compte de ce qui se  passe dans le monde. 

• Au risque de dénaturer peut-être votre identité musicale en vous adaptant à la mode  …

-Non, Je ne suis pas un béni-oui-oui pour autant, mais il se passe des choses dans le monde .Je suis d’actualité, donc ma musique doit évoluer. Il ne faut pas qu’elle reste la même. Je veux garder ce qui est en moi et cette capacité de création. Mais ma musique devra évoluer aussi. Puisqu’il y a des jeunes qui arrivent avec des mouvements nouveaux, des styles différents. Je dois en tenir compte aussi, sans imiter,  parce qu’il faut que je garde mon identité musicale. 

• Pensez-vous sincèrement  que la musique  zouk a toujours sa place ?

- Oui. Et il faut continuer à la faire pour qu’elle soit toujours de qualité, sinon si la musique n’est  pas de qualité, ça ne sert à rien, vraiment rien .Et le zouk, c’est le  bonheur, c’est l’amour. Il y a toujours de la place pour ça. 

• Parlons politique. On dit de vous que vous avez parodié les présidents Sarkozy  et Hollande, on devrait s’attendre à ça avec Macron ?

- Beh, oui ! Je n’aime pas ces gens-là. Ils nous ont fait du mal et vont continuer à le faire  .Et quand c’est comme ça, il faut qu’on puisse leur faire mal à notre manière. Et c’est ma façon à moi de le faire. 

• En outre, vous êtes aussi très engagé, pour la cause d’Haïti, y a-t-il une raison particulière ?

- Haïti, c’est aussi ma patrie .C’est le même peuple, c’est aussi mon peuple. Nous nous ressemblons et les souffrances de Haïti sont les miennes, car je me sens Haitien.Tout ce qui est noir c’est le mien, une femme noire, un bébé noir, un frère noir. Tout ce qui est noir, c’est moi. 

• Pour revenir à la musique,  les fans attendent votre  nouvel album, qu’en est-il ?

- Dans quelques mois,  il y a deux titres qui sortiront. Et à la fin de l’année, ils auront un album complet .C’est très important pour moi. Même si je connais les problématiques liées à la programmation et à la diffusion d’un album. C’est déjà très compliqué et ça coûte très cher mais il faut le  rentabiliser .Il faut que les gens sachent qu’on est encore là et qu’on continue de faire la musique. Avec de nouvelles créations. 

• Venons-en à l’amour, votre sujet de prédilection. Vous consacrez la majorité de vos chansons à l’amour. Que représente ce sentiment pour vous ?

- Tout. Sans l’amour,  je ne serais pas là .Mon père et ma mère se sont unis par amour et ont fait des enfants, fruits de leur amour. Ma vie est  jonchée de belles histoires d’amour. Je crois en ce truc particulier qu’est l’amour .Quand on est en mal d’amour, on est malheureux, on ne vit pas. La vie n’existe  pas, parce qu’on ne sait plus vivre. 

• Croyez-vous que le vrai amour existe ?

- Ah, oui !le vrai amour est là, c’est nous qui le créons. Il faut seulement les conditions. Sans amour, ce n’est pas jouable. L’amour est fondamental.  Il tient une part importante dans notre vie. C’est ça qui nous met à l’aise et nous rend intelligent .Et ça nous rend fort. Je crois fortement en l’amour. 

• Et pourtant, vous êtes divorcé, semble-t-il ?

- Oui, j’étais marié mais je suis divorcé depuis une dizaine d’années. Et là,  je vis seul et je suis très heureux comme ça. 

• Vous qui chantez si bien l’amour, vous avez divorcé ?

(Rire)- On le chante, mais on divorce parce qu’il se passe quelque chose .Je crois qu’il y a eu une saturation .Les couples sont ensemble et puis un moment, ça sature. Parce qu’il y a des malentendus qui se créent et ça devient compliqué. Ça se dispute et moi je n’aime pas les disputes .Alors faut partir, faut qu’il y ait un qui parte. 

• Mais l’amour supporte tout, dit-on…

- Oui, mais quelquefois, ça devient compliqué parce qu’à un moment donné, il y a aussi le désamour qui prend place .Et quand ça s’installe, on n’a plus envie de rester ensemble. 

• Et combien d’enfants ont été les fruits de votre amour ?

-J’en ai eu cinq de mon mariage et d’une autre relation. Il reste à faire cinq encore pour terminer ma vie (Rires). 

• Il y  en a qui font la musique ?

- Non, je n’ai pas voulu qu’ils en fassent .J’ai plutôt voulu qu’ils fassent des études supérieures .Qu’ils soient forts intellectuellement. Qu’ils soient des professeurs, des ingénieurs…

Mais avec du recul,  je regrette. Je me dis que j’aurais dû être souple. Cependant, il y a deux qu’ils veulent jouer, je leur dis qu’ils peuvent .Ils ont  maintenant 20 et 21ans. 

• Que pensez-vous des relations amoureuses où la femme est beaucoup plus âgée que l’homme ?

- C’est l’amour qui compte, si la femme est beaucoup plus âgée, ça n’a pas d’importance .Si l’homme l’aime, s’ils s’aiment, c’est le plus important .L’important est que le sentiment amoureux soit là .S’il n’est pas là, ça ne vaut pas la peine. 

• A quel âge Eric a fait l’amour la première fois ?

- Ah ! A six ans déjà. Il y avait une servante à la maison qui me mettait sur son ventre tout ça. Et après, j’ai commencé à 10 ans et demi .Là,  j’étais déjà un homme parce que je me rendais compte du changement physiologique chez moi, à peu près l’âge de la puberté .Et puis on était  des garçons et il y avait beaucoup de petites  filles autour de chez moi. On faisait des bêtises de garçons-filles  .A 10 ans et demi, j’avais commencé une sérieuse carrière là (Rires). 

• Et qu’est-ce qui vous a marqué pendant cette période ?

-Ah, le fait d’éjaculer, la jouissance. Je ne savais pas ce que c’était, on ne m’a pas appris tout ça. Je croyais que j’avais fait un truc mal et je me regardais comme ça .La fille, elle,  le savait mais moi non, parce que généralement les garçons sont toujours brouillons et ont du retard. Je ne savais pas qu’on pouvait éprouver un tel plaisir. J’en ai parlé à mon frère, il m’a dit maintenant tu es un grand garçon, tu deviens un homme .Tu peux faire des enfants .C’était fou cette affaire-là et j’ai commencé à penser que j’étais un homme. Et puis a commencé cette histoire d’avoir de petites fiancées. 

 

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