MUSIQUE : MAÏ LINGANI A LA CONQUETE DU PUBLIC IVOIRIEN

Write on mardi, 13 mars 2018 Published in Les News Read 798 times
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Maï Lingani prépare minutieusement la sortie de son prochain album. Cette fois-ci, la chanteuse burkinabè ne laisse rien entraver l’élan de sa carrière. Elle vient de démarrer la promo de Tangarè par Abidjan. Présentation !

Avant la publication de son prochain album en mai 2018 au Burkina Faso, Maï Lingani est à Abidjan pour une véritable opération de charme auprès du public ivoirien. Le principal programme de son séjour abidjanais est la pré-promo de Tangarè, le 6è disque de la chanteuse burkinabè. Après C’Midi sur RTI le jeudi 1er mars, Maï sillonne les stations de radios et sièges des journaux pour donner la primeur de son album que les puristes qualifient de majeur. En attendant la sortie de l’opus, elle a tracé un plan-marketing bien établi qui a commencé par le voyage dans la capitale économique ivoirienne. Cette phase des interviewes dans différents medias sera suivie des prestations live au Faso, au Mali et en France dans les plus brefs délais après la présentation de l’œuvre à l’Institut français de Bobo-Dioulasso en mai prochain.

A l’instar de tout l’arsenal médiatique mis autour pour imposer Tangarè, Maï Lingani n’a pas lésiné sur les moyens de sa réalisation. En dialecte Bissa, Tangarin signifie entre les collines et comprend six titres. Comme si elle voulait déplacer les collines pour asseoir durablement sa carrière, Maï a mis toutes les chances de son côté pour l’enregistrement de l’album. Les messages d’unité, d’appel à l’amour et à la joie, du pardon sont ainsi dits dans sa voix fluette et suave en Bissa, Mooré et Dioula. Ce qui permet à la chanteuse d‘être écoutée et comprise par un large public au pays des Hommes intègres et même au-delà. Subventionnée par le bureau burkinabè du droit d’auteur (Bbda), la chanteuse a profité de ce coup de main pour bien assaisonner sa 6è galette dont elle est la productrice. L’œuvre a passé dans de mains magiques de différents arrangeurs et musiciens chevronnés comme Bachirou Johnson (ancien bassiste de Michael Jackson) dans ‘’Yélélé’’, Mawaina Kodjovi (un Martiniquais-togolais résident aux USA) dans ‘’Laado’’, Kevinson (Togolais) dans ‘’Guêrin’’ et ‘’Sougouri’’... Toute l’orchestration réussie du disque s’est faite entre le Burkina Faso et les Etats-Unis dans de bonnes conditions. Il donne dans la variété tradi-moderne colorée de divers rythmes du Faso et d’ailleurs.

« Avec Tangarè, je veux aller partout dans le monde. C’est le résumé de mon expérience d’artiste enrichie par des collaborations que j’ai faites aux USA, en Afrique et en Europe. Cela m’a permis d’avoir une grande ouverture d’esprit sur le plan musical. J’ai eu cette chance de jouer sur de grandes scènes internationales. Tout ce bagage me permet d’avoir une grande vision de ce qu’est une carrière artistique. Quand on y croit, avec la volonté de Dieu, on y arrive. Tangarè me servira de tremplin pour entamer une véritable carrière internationale », espère la chanteuse.

Maïmounata Lingani s’essaie à la musique pendant sa tendre enfance en jouant les choristes de sa mère qui aimait interpréter François Lougah à ses heures. Son grand-père est chanteur et son oncle percussionniste. Avant d’arriver à la carrière professionnelle, Maï Lingani se frotte au théâtre et à la danse à l’INSAAC à Abidjan. Après cette étape de formation, elle intègre des orchestres en Côte d’Ivoire. En 1994, Maï participe à Podium, l’émission-concours d’orchestres  de la RTI avec le groupe Amikissou de Williamsville.