Fabriss Atitoh : “Cest un vrai défi pour moi ?”

Write on vendredi, 04 août 2017 Published in Les News Read 211 times
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La chanteuse Fabrice Reine Zézé Sokaud alias Fabriss Atitoh sera en concert le 5 août au centre polyvalent de Gagnoa. Pour son premier spectacle en Côte d’Ivoire, La Révélation 2016 des artistes de la diaspora ivoirienne de France, présentera un répertoire de ses deux albums. Et à cette occasion, l’ex-danseuse bénéficiera du soutien artistique de l’artiste Dodo Lather.

C’est par la danse que Fabrice Reine Zézé Sokaud alias Fabriss Atitoh commence sa carrière. En 1984 avec sa troupe de danse, elle passe pour la première fois sur l’antenne de la RTI à l’émission ‘’Appelez-moi Léo’’.  Ayant soif de perfectionner son  talent, la petite Fabriss Atitoh  (toujours en compagnie des garçons, d’où son surnom Atitoh), se retrouve au village Kiyi en 1994. Dans ce centre artistique, elle apprend davantage les techniques de la danse et améliore ses cordes vocales. L’année suivante, elle intègre la troupe NASSA de Marcory, avec laquelle elle participe à l’émission ‘’Variétoscope’’ de 1995 à 1998. Par la suite, elle s’envole pour la France. Avec deux albums à son actif, Fabriss Atitoh est distinguée en 2016 ‘’Révélation des artistes de la diaspora de France’’. 

• Quel est ton moral à quelques jours de ton premier spectacle à Gagnoa ?

- Ça va et j’ai le moral au beau fixe. Même si je suis tout de même un peu stressée puisque c’est mon premier spectacle en Côte d’Ivoire et surtout dans ma ville natale. Je suis en répétition avec mes danseurs depuis quelques jours pour offrir un show inoubliable à la population de Gagnoa. Par la grâce de Dieu, je crois que la fête sera belle. 

• Pourquoi la ville de Gagnoa pour ton premier show ?

- Je nourris cette idée depuis le début de ma carrière de chanteuse. J’ai toujours voulu que mes parents sachent ce que je suis devenue dans la musique. C’est pourquoi j’ai dit à mon manager que mon premier spectacle en Côte d’Ivoire, je dois le faire à Gagnoa pour recevoir la bénédiction des parents. Ensuite, je pourrai faire des concerts dans les autres villes. 

• C’est aussi un test pour toi ?

- Oui, bien sûr, c’est pour conquérir le public ivoirien. C’est pourquoi, je trouve que c’est le moment opportun de me produire en Côte d’Ivoire. Il est important que je me rapproche des mélomanes locaux, afin qu’ils sachent que je produis aussi des œuvres de belle facture c’est un vrai défi pour moi.  

• Pourquoi le choix de Dodo Lather comme parrain artistique ?

- Dodo Lather est le maitre de la musique tradi-moderne à Gagnoa, je ne peux pas faire mon spectacle sans le solliciter. Et aussi par respect pour les devanciers. Donc, c’est normal qu’il soit le parrain artistique de ce spectacle. 

• A quoi doit-t-on s’attendre  le 5 août au centre polyvalent?

- Etant une ancienne danseuse, le public aura droit à une série de chorégraphies de mes différentes chansons. Il y aura quelques chansons de mon premier album de 8 titres intitulé ‘’Béhi’’ et de mon 2ème opus baptisé ‘’Zakpa’’. Et des inédits que j’ai présentés le 22 octobre 2016 à Paris pendant mon concert au Moulin-Basset en banlieue parisienne. Vraiment, ça sera le ‘’feu’’ le soir du 5 août au centre polyvalent de Gagnoa. J’invite également la population de Guibéroua. Je compte sur la présence de tous pour que je puisse continuer à hisser très haut le drapeau ivoirien en Europe. Et le lendemain, je ferai un don à la maternité de Gagnoa où je suis née. 

• Comment te sens-tu désormais avec le titre de  Révélation 2016 des artistes de la diaspora ?

- Toute modestie mise à part, je n’ai pas été surprise parce que c’était le fruit du travail. J’étais toujours sollicitée pour les spectacles en France et en Europe. Je ne chômais pas du tout.  Mon spectacle au Moulin-Basset a refusé du monde et les DVD sont disponibles pour en témoigner. Donc, ce prix est venu confirmer tous les efforts consentis pendant toutes ces années. Mais je ne dois pas décevoir ceux qui ont désormais confiance en moi en me décernant cette distinction, afin que représente la musique ivoirienne en France. 

• Qu’est-ce que cela a apporté concrètement à ta carrière ?

- Depuis que j’ai été honorée, j’ai été prise encore plus au sérieux et ma voix compte désormais dans le show-biz ivoirien à Paris. J’ai plusieurs contrats de partout. J’ai été à Philadelphie (USA), en Brest (Bretagne) et deux fois à Londres (Angleterre). Il y avait les Ivoiriens mais j’ai retrouvé un public européen qui avait envie de découvrir ma musique. Cela m’a fait énormément plaisir. 

• Dans quelle catégorie de chanteuses peut-on te classer ?

- Je fais de la variété. Je chante les faits vécus dans la société. Je chante la vie. Quand vous écoutez mes chansons, vous allez retrouver du ‘’Gbégbé’’, du zouglou, du couper-décaler, de afroatrap en feat Joël Drogba. Donc je touche toutes les couches sociales. C’est pourquoi, j’ai un public varié à mes différents spectacles. 

• D’où est venue cette idée d’être polyvalente artistiquement ?

- C’est la danse par laquelle j’ai commencé ma carrière qui a influencé cela.  Parce que j’ai dansé sur plusieurs sonorités. C’est ce qui dépeint dans la composition de mes chansons. En plus de cela, j’ai cette envie de démontrer ma diversité culturelle. Et je pense continuer ma carrière sur cette lancée. 

• Le rouge est ta couleur préférée. Y a-t-il une explication à cela ?

- C’est ma couleur préférée depuis que je suis toute petite. C’est une couleur qui m’apaise et c’est désormais mon identité. Au début, les gens avaient du mal à accepter mais je pense maintenant que mon public a adhéré. 

• Tu as un style aussi de garçon ?

- Oui, on me le dit tout le temps. Ça ne me déplait pas et ça ne me choque pas. Je vous fais cette confidence. J’ai toujours eu une vie de garçon. Je n’ai pas d’ami fille. J’étais régulièrement avec les garçons, c’est de là que j’ai été surnommée Atitoh puisque certaines personnes me prenaient vraiment pour un garçon. Par la suite, j’ai été une footballeuse dans la JCA de Treichville. Et j’ai été même sélectionnée en l’équipe nationale. Et après je suis partie en France. Donc je suis habituée au fait qu’on me dise que je suis un garçon manqué. 

• Que pensent tes enfants de toi ?

- Ils sont très contents et fière de moi. J’ai trois garçons et deux filles. Je joue souvent au playstation avec eux dans une ambiance festive.

• Tu es aussi une femme de caractère?

- En fait, je suis une femme de rigueur.  J’ai des principes qu’il faut respecter pour marcher avec moi.

 

Par Charly Legende

 

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