Décédé à Abidjan le 29 juillet dernier: Adieu Lola Muana !

Write on lundi, 04 septembre 2017 Published in Les News Read 2321 times
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Décédé le 29 juillet, Muana Lola a été inhumé le week-end dernier à Abidjan. L’un des derniers dinosaures de la musique congolaise, Muana est tombé. L’artiste dont la voix particulière a porté et porte encore la célèbre chanson ‘’N’galula Marthe‘’  a tiré sa révérence le samedi 29 juillet dernier à son domicile à Abobo-N’Guessankoi, à Abidjan. Il avait 99 ans.

Le samedi 29 juillet dernier, le vieux Muana Lola devait jouer à l’un des spectacles au programme des 8èmes Jeux de la Francophonie à Abidjan (du 21 au 30 juillet 2017), à Marcory. Mais hélas, cette représentation (la dernière de sa la longue carrière), il ne la donnera pas. Le doyen s’est éteint ce même jour à son domicile, à Abobo-N’Guessankoi, un quartier d’Abidjan. A l’âge de 99 ans. Le dinosaure de la musique congolaise (RDC) Muana Lola sera inhumé quelques jours plus tard, le samedi 26 août dernier, au cimetière municipal d’Abobo. Une grande foule est venue accompagner le doyen pour son dernier voyage. Deux de ses ex-femmes étaient également présentes, ainsi que certains de ses nombreux enfants.

Avant l’ultime séparation, les artistes congolais de Côte d’Ivoire et leurs confrères ivoiriens regroupés au sein de l’association des artistes d’Abobo lui ont rendu un dernier hommage le vendredi 25 et le samedi 26 août à son domicile à Abobo-N’Guessankoi et au centre d’action culturel d’Abobo. L’association des artistes d’Abobo dirigée par Tia Paul s’est mobilisée pour l’organisation des funérailles de l’ancien chef de file de l’orchestre Africana de RDC. A la veillée, il y avait le représentant de l’Ambassadeur de RDC en Côte d’Ivoire. 

Né le 3 janvier 1918 à Muanda, ce fils de la province du bas Congo en République Démocratique du Congo a quitté très tôt Vista, son village (située à 150 Km de Kinshasa) pour se consacrer à sa passion : la musique. De son vrai nom Albert Christophe Tshikaya Lobé Muana Lola, il commence sa carrière, à Kinshasa, à l’âge de dix ans. Il sillonne les bars et bistros de la capitale où il chante en compagnie de ses amis. Avec Yamba Yamba, Polotaouni, Bossélé, Joseph Kabassélé…, ils forment l’orchestre ‘’Victoria‘’.  C’est grâce à leur talent que des Européens s’intéressent à la musique congolaise. Ceux-ci ouvrent à Kinshasa la première maison de disques baptisée ‘’Epica’’. Malheureusement, cette formation se disloquera. Comme Lola le racontait à Top Visages quelques temps avant son décès,  ‘’Le groupe se sépare et Joseph Kabassélé forme l’orchestre ‘’Africa Jazz ‘’ et sort la chanson ‘’Indépendance tchacha’’. On avait comme guitariste Tilo Baroza qui a été remplacé suite à des incompréhensions avec le chef du groupe, Docteur Nico. Tilo Baroza a préféré s’installer au Cameroun. Là-bas, il donnait des cours de guitare et c’est de là que le Mokassa est né. C’est ainsi qu’il y a eu la naissance de plusieurs orchestres comme Béguin Band, Bella Bella, Viviane Mamba. Chacun tentait une aventure et je me suis retrouvé dans l’orchestre ‘’Elégance Jazz’’. C’est là que j’ai composé la mythique chanson ‘’ N’galula Marthe qui est sortie en Côte d’Ivoire en 1974. En 1994, j’ai composé une chanson ‘‘Testament de la paix‘’ du président Feu Felix Houphouët-Boigny. Et en 1995, un autre titre qui n’a pu voir le jour’’, dit-il.

Muana Lola, comme la plupart des artistes de l’époque, a connu une vie sentimentale effrénée. Avec plusieurs femmes qui lui ont donné 72 enfants (!!!) dont 24 au bord de la lagune Ebrié.

 

 

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