Le Magnific: Son médicament contre le mougou-pan

Write on mardi, 07 novembre 2017 Published in Les News Read 843 times
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Après son beau spectacle au Splendid de Paris, Jaques Sylvère Bah, alias le Magnific est de retour au bercail. Pour préparer son 5e One-man-show au Palais de la culture. Dans cette causerie, l’humoriste revient sur le rendez-vous parisien, donne des détails sur son spectacle du 4 novembre.

• Tu reviens de Paris où tu as donné un splendide spectacle au Splendid de Paris ?

- Oui, Dieu a fait grâce. Avec la complicité de notre frère, le Franco ivoirien Paston ainsi que le grand frère Drogba Carino, on a pu faire ce spectacle mémorable et exceptionnel qui a réuni la famille de la diaspora africaine, avec la présence de l’ambassadeur de la Côte d’Ivoire en France et de plusieurs artistes ivoiriens, en l’occurrence Meiway, Tiken, Chantal Taiba… Ce genre de chose te met plus en confiance et te motive.

• Aujourd’hui, ton projet, dit-on, c’est de devenir le «Magic System» de l’humour ?

- Effectivement, c’est la posture qu’on cherche en ce moment. Avec le soutien des uns et des autres, les choses sont en bonne voie.

• Tu t’es offert une petite fête à ton arrivée à Abidjan pour célébrer ton succès du Splendid ?

- Oui, c’est mon staff qui a bien voulu me faire une petite surprise en organisant une fête avec quelques fans dans le restaurant de ma mère à Marcory derrière l’espace Cap Sud.

• Ok. A quelques jours de ton 5e One-man-show, on te croise ici au restaurant chez Janine à Marcory INJS, en train de vendre tes tickets de spectacles ?

- On est sur terrain. Il faut faire du corps à corps, c’est important. Il y a des personnes, elles attendent de te voir pour croire à ton événement. Quand tu es là et que tu apportes une bonne ambiance aux gens, ça les motive.

• Comment prépares-tu ce spectacle du 4 Novembre ?

-Je travaille dans la sérénité dans une salle de répétition avec un calendrier de répétition bien défini. C’est vrai qu’on a aujourd’hui une petite dose d’expérience, mais on ne finit jamais d’apprendre. J’ai un metteur en scène qui travaille avec moi.

• Quel Magnific donc le soir du samedi 4 novembre à la salle Anoumabo?

- Chez moi, les spectacles se suivent certes, mais ne se ressemblent pas. Le Magnific du 4 Novembre, on ne peut pas expliquer ici dans le journal. Il faut que vous achetiez vos tickets et veniez constater de vous-même. C'est un Magnific qui vous surprendra encore de façon agréable. On a déplacé des techniciens pour les lumières, les mises en scène. On fera quelque chose d’exceptionnel, jamais réalise dans un spectacle d’humour en Côte d’Ivoire. Il y aura aussi des surprises avec des artistes couper décaler, zouglou, et tradi-moderne qui seront de la partie.

• Le thème, c'est « Amour risqué » ?

- Il y a trop de goumin goumin, trop de mougou-pan à Abidjan. On parle toujours de politique, Éléphants... Moi, j’ai décidé de parler de l’homme et la femme. Il y a tellement de choses à dire la-dessus. J’invite tout le monde le 4 Novembre afin de déballer cela. Il y aura une introduction, un développement et une conclusion. Au sortir de ce spectacle, vous allez rire et dire également ‘’vraiment, petit Wobè-là a dit la vérité‘’. Aux victimes de mougou-pan, qu’elles viennent, je vais les consoler et leur donner des conseils. Je vais leur montrer ce qui provoque le  «mougou-pan». Ma sœur si tu as été victime, viens, j’ai quelque chose pour toi (rires).

• Quelle sera la participation  de tes compères humoristes ?

- La solidarité a commencé depuis. Chacun de son côté fait des vidéos de soutien. Chacun d’eux a publié l’affiche de l’événement sur sa page Facebook. Dans les différentes programmations on s’est déjà entendu.

. Comment expliques-tu cette complicité entre vous humoristes de la nouvelle génération ?

- On se parle beaucoup, il y a une belle symbiose entre nous. Au-delà de l’humour, nous sommes des amis. On se voit dans les coins, on échange, on boit un verre ensemble. Chez nous les humoristes, on ne connait pas la concurrence.

• On te connait en tant que humoriste-chanteur. Quelle sera la place de la musique le 4 novembre ?

- On fera 98% d’humour et 2% de chanson. Le Magnific reste un humoriste-chanteur.

• Qu’est ce que ça te fait quand on te classe parmi les humoristes les plus cotés de l’Afrique de l’ouest ?

- Si tel est le cas, je remercie le Seigneur et tous ceux qui continuent de me soutenir .

• Qu’en est-il de ton featuring avec Moutchi le lion de Bouna

- (Il sourit) On devait faire ce feat ces temps ci, mais compte tenu de mon calendrier chargé, on n’a pas pu le faire, mais c’est en vue.

• Ange Faro, affirme que tu ne fais rien avec lui ?

- Ange Faro, je ne l’ai pas oublié, (il se met à rire). On n’a pas toujours le temps de se voir, mais c’est mon élément. Il a été prévu un moment de passage pour lui au spectacle du 4 novembre.

• Eudoxie Yao, elle, a confié qu’elle kiffe ton gabarit ?

- (Il sourit), Dites à Eudoxie que c’est réciproque, moi aussi j’adore son modèle gros grain. Moi-même, je suis chauffeur de gros camion depuis longtemps (rires).

• A quel niveau situes tu ta carrière aujourd’hui ?

- Quand je regarde derrière, je me rends compte que j’ai parcouru du chemin. A un moment donné, il faut s’arrêter et faire un bilan à mi-parcours et orienter les choses. On est sur la bonne voix. Grace à Dieu, on a pu s’imposer en Côte d’Ivoire et en Afrique, on va chercher le marché européen maintenant.

• Tu avais annoncé ton festival d’humour.

- Je ne l’ai pas encore lancé, tout simplement pour une question de temps, parce que pour ces choses, il faut  être sur place. Après mon spectacle du 4 novembre, je compte d’ailleurs relancer le dossier.

• T’arrive-t-il de passer un jour sans faire rire quelqu’un ?

- Quelles que soient les circonstances et les situations, Dieu m’a toujours donné la chance d’arracher le sourire à autrui.

• Tu es hyper sollicité, as-tu le temps pour toi-même ?

- Je préfère ne pas avoir le temps, c’est mieux (rires). Est ce que pauvre se repose ? Pauvre n’a pas de vacance, mon frère.

• Qu’est ce qui t’occupe le plus à tes heures perdues.

- Je vais jouer au foot avec des amis, ça détend et fait reposer l’esprit. Ça nous permet de garder la forme.

• Quel est aujourd’hui l’état de vos relations avec tes amis footballeurs professionnels ?

- Certains parmi eux ont promis venir à mon one man show pendant la trêve internationale. Gradel, Eto’o seront là par la grâce de Dieu.

• C’est vrai qu’Eto’o t’a offert une voiture ?

- (Il sourit) Eh, remueur est trop à Abidjan. Il n’y a rien oohh, personne ne m’a offert de voiture. Je suis toujours dans ma vieille côyôte (allusion à sa voiture).

 

Par Inzah D.

 

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