30 ANS DE PEINTURE: La fête à Mathilde Moreau

Write on dimanche, 03 décembre 2017 Published in Les News Read 138 times
Rate this item
(0 votes)

30 ans de carrière, ça se fête ! C’est ce qu’a fait la plasticienne Mathilde Moreau, la 1ère femme ivoirienne directrice de l’école des Beaux-Arts. En effet, pendant 3 jours, du mardi 21 au jeudi 23 novembre, plusieurs activités ont émaillé ces festivités.

D’abord le workshop, le mardi 21 novembre, à la Fondation Fatou Sylla sise à Yopougon Santé, avec une trentaine de ses condisciples. Notamment Youssouf Bath, Augustin Kassi, Pascal Konan, Soro Pehouet, Yapaud. Dont les travaux ont donné l’occasion, le lendemain à l’Insaac, à une exposition qui a débouché sur un spectacle que lui ont offert les étudiants de l’Ecole de musique de cet institut. Mais le fin du fin a été le vernissage de l’exposition «Fulgurance», le jeudi 23 novembre dernier, à la galerie Houkami Guyzagn à Cocody-Bonoumin. Une exposition rétrospective de ses 30 ans d’activités picturales qui court jusqu’au 14 décembre prochain et qui se décline en 3 périodes : ses débuts (1990-2000), la série chinoise et «Signes de vie» (ses dernières créations). ‘’C’est non sans une certaine émotion que je me tiens devant vous pour célébrer 30 ans d’une carrière artistique. 30 ans de vie consacrée à mon art, à ma passion. 30 ans à faire émerger mes aspirations, mes visions d’une société ivoirienne, africaine. 30 ans à écrire l’esthétique et l’écriture d’un art contemporain ivoirien qui trouverait sa singularité dans les beaux-arts de ce monde. Quand je vois cette salle remplie, je me dis que ma voix a été entendue par les gens d’ici, par les gens d’ailleurs ! Il était une fois…’’a-t-elle déclaré.

Puis de revenir sur les débuts de sa carrière avec le vohou vohou. ‘’Nous étions à la fois figuratifs et nous étions à la fois abstraits. Nous avons tous cette esthétique si singulière encore aujourd’hui. Mais c’est bien dans le refus de représenter le beau immédiat que je me suis inscrite. Car c’est bien ça le vohou vohou, traduire notre réalité dans l’art que nous faisons et que nous ferons’’, se souvient-elle.

Le ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Kouakou Bandaman, lui rendant un vibrant hommage, a dit : ‘’Vous avez fait en sorte que votre art vive et traverse nos frontières. Merci pour tout, merci pour votre implication et votre contribution au rayonnement des arts plastiques en Côte d’Ivoire’’.

 

Patrick Bouyé 

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.